
>et aussi... > tennis-mardi 28 juillet 2009Le 13ème Open GDF Suez des Contamines-Montjoie s’est déroulé du 19 au 26 juillet dernier, sur les courts en dur du club Patrice Dominguez. Ce tournoi international de tennis féminin, doté de 25 000 $, constitue pour les jeunes joueuses classées autour de la 250ème place mondiale un tremplin vers une carrière de haut niveau.

Même si vous suivez assidûment l’actualité du tennis, il est franchement improbable que vous connaissiez Patrycja Sanduska. Et pour cause : cette joueuse polonaise est classée 665ème mondiale. C’est pourtant elle, issue des qualifications, qui a remporté le 13ème Open des Contamines, « que la Fédération française de tennis (FFT) a créé afin de permettre aux meilleures espoirs féminines françaises de se confronter aux meilleurs espoirs internationales », rappelle Patrice Dominguez, directeur technique national à la FFT.

On peut aujourd’hui dire que le pari est réussi :en 2008, 19 des 128 joueuses présentes dans le tableau final de l’US Open – l’un des quatre tournois du Grand Chelem, au même titre que Roland Garros – avaient au cours de leur carrière disputé au moins une fois l’Open des Contamines. Alizée Cornet (26ème mondiale), Marion Bartoli (14ème, finaliste de Wimbledon en 2007) ou Virginie Razzano (17ème) font partie de ces joueuses. « Les lauréates de ce tournoi se retrouvent généralement deux ans plus tard au deuxième ou troisième tour de Roland Garros, voire mieux », résume Patrice Dominguez.
10 000 spectateurs sur la semaine
De par sa situation géographique, l’Open des Contamines-Montjoie est un tournoi à part sur le circuit international féminin. Situés à 1200 mètres d’altitude, au pied du GR 5 (le sentier du Tour du Mont-Blanc), les courts offrent des conditions de jeu particulières. « La balle vole davantage, ce n’est pas évident. Il faut faire preuve de davantage de contrôle, ne pas essayer de chercher les lignes. Pour gagner en contrôle, je tends ma raquette un à deux kilos en plus par rapport à d’habitude », analyse Violette Huck, 268ème joueuse mondiale, éliminée en quart de finale. « Ces conditions favorisent le jeu agressif, parce qu’on ne peut pas se contenter d’effleurer la balle, sinon celle-ci s’envole. Le rebond est plus haut qu’en plaine. Il faut savoir que sur une trajectoire moyenne, on a entre 70 cm et un mètre d’écart à l’arrivée », détaille Patrice Dominguez. Il n’est donc pas étonnant de voir une joueuse comme Sanduska s’imposer : passée par les qualifications, celle-ci a bénéficié d’un match supplémentaire pour s’acclimater aux conditions de jeu.

Autre particularité de ce tournoi : une affluence conséquente pour une épreuve de ce niveau. « Nous avons en moyenne quelque 10000 personnes sur la semaine, dont 1500 à 2000 pour la finale. » Il faut dire que l’accès aux courts est gratuit pour le public. Un public constitué à la fois de vacanciers de passage au parc de loisirs du Pontet (qui comprend, outre le club de tennis, un plan d’eau, des jeux pour les enfants, un parcours aventure…) et de connaisseurs de la région, voire de Suisse ! Autant d’éléments qui apportent à ce tournoi un succès qui ne se dément pas depuis sa création. Pourvu que ça dure !
Martin Léger