
>ski > graines de champions-mercredi 23 mars 2011
Plus de 700 enfants âgés de 6 à 12 ans se sont retrouvés aux Contamines-Montjoie les 19 et 20 mars à l’occasion de l’Etoile d’Or, une compétition qui réunit les meilleurs élèves des ESF de tous les massifs français.
Quand on demande à Louis Lagorce, huit ans et demi, et à son frère jumeau Antoine quels sont leurs objectifs sur cette 31ème Etoile d’Or, ils n’y vont pas par quatre chemins. « Gagner », répondent-ils en cœur. Ils ne se souviennent plus vraiment du format exact de l’épreuve, avouent ne pas trop savoir s’ils font ou non partie des meilleurs de l’Ecole du Ski Français (ESF) des Arcs – dont ils étaient clients cet hiver – et s’entraîner davantage en slalom qu’en géant (or l’épreuve du jour était un géant), mais qu’importe. L’ambition n’attend pas le nombre des années…. Les batailles de boules de neige qui s’improvisent à plusieurs endroits dans l’aire de départ – située sur la piste bleue Montjoie, celle qui accueille chaque année la coupe du monde de skicross – sont toutefois là pour rappeler que les compétiteurs du jour ne sont que des enfants, âgés de 6 à 12 ans.

L’exemple de Marie Marchand-Arvier
« Contrairement au Coq d’Or, qui regroupe les meilleurs enfants licenciés dans les clubs des sports des stations, l’Etoile d’Or s’adresse avant tout aux citadins, explique Olivier Begain, directeur de l’ESF des Contamines-Montjoie. Les fils ou filles de moniteurs, ainsi que les enfants qui habitent en station ou dans une ville reliée à une station par une remontée mécanique, n’ont pas le droit de participer. Chaque ESF sélectionne ses meilleurs clients. Il faut au minimum être détenteur de l’Etoile d’Or, mais on sélectionne en général les enfants qui ont moins la flèche de bronze, voire d’argent. Les meilleurs de l’Etoile d’Or sont ensuite sélectionnés pour se confronter aux meilleurs éléments des clubs des sports lors du Coq d’Or. »

Cette compétition peut être un tremplin vers une carrière de haut niveau, comme dans le cas de Marie Marchand-Arvier. La vice-championne du monde de super-g en 2009, marraine de cette édition 2011, avait en effet gagné l’Etoile d’Or en 1996 au Grand-Bornand, à une époque où elle habitait encore à Nancy. « J’ai envie de dire à ces enfants que tout est possible, même si on habite en ville. A condition de skier beaucoup pendant les vacances et d’être bien accompagné(e) par certains moniteurs, on peut réussir à percer jusqu’en équipe de France. Mais il ne faut surtout pas se forcer, et faire du ski d’abord par plaisir, et éventuellement faire des résultats par la suite », nous a confié MMA.
Martin Léger