marcodu74 Nouveau


Nombre de posts: 2 Inscrit(e) le: 26 novembre 2007 |
| Posté le: Lundi 26 novembre 2007 à 12:25 par marcodu74 |
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Jeune hotelier en station de moyenne montagne je me pose beaucoup de question quand a l'avenir. En effet, compte tenu des divers opinions concernant le rechauffement climatique beaucoup de professionnels du tourisme sont en "attentes". Gèle des investissements et questionnement quand a l'avenir se pose pour pour la plupart d'entre eux. Pour ma part, a tout juste 30 ans cette position est très inconfortable. En effet, avec des idées et de l'ambition je me retrouve comme tout le monde en mode "observation". La plupart des professionnels quand a eux sont déja "d'un age certain" et pour la plupart ont déjà bien rentabiliser leur affaire ce qui bien sur n'est pas mon cas ! Donc cela ne leur pose aucun probleme "d'attendre". Passionnés ou curieux si vous vous interressé au "climat" et a l'évolution des stations de moyennes montagnes vos infos et vos avis m'interresse. J'avoue meme me poser la question de rester en moyenne montagne ou partir tenter ma chance ailleurs.
Par avance merci.
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Gilot Nouveau


Nombre de posts: 8 Inscrit(e) le: 20 avril 2006 |
| Posté le: Mardi 27 novembre 2007 à 10:42 par Gilot |
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La moyenne montagne n'est sans doute pas le créneau le plus porteur si vous basez votre activité sur le "tout ski". Mais en revanche, on peut imaginer qu'avec l'évolution climatique, les stations situées à des alitudes modestes vont vraiment réfléchir à proposer des alternatives au ski et vous pourriez alors espérer toucher une nouvelle clientèle. C'est déjà un peu le cas aujourd'hui, mais il faudra sans doute patienter encore quelques années avant que les stations s'engagent à fond dans cette voie-là.
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Riderfou Nouveau


Nombre de posts: 8 Inscrit(e) le: 10 avril 2006 |
| Posté le: Mercredi 28 novembre 2007 à 10:35 par Riderfou |
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Si vous voulez être à peu près sûr de vous en sortir à long terme, quelque soit les évolutions du climat, la solution c'est d'adopter la même démarche que la compagnie des Alpes, à savoir investir dans les stations de haute altitude. Pour rappel, la plupart d'entre elles ont amélioré leur chiffres d'affaires l'an passé malgré un hiver assez moyen du point de vue de l'enneigement en général.
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pepinlabulle Nouveau


Nombre de posts: 1 Inscrit(e) le: 15 mai 2009 |
| Posté le: Vendredi 15 mai 2009 à 10:46 par pepinlabulle |
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En 2007 j'ai écrit un truc pas très loin de cette question :
Stations de ski, ces centrales nucléaires qui nous gouvernent.
Pour acquérir son indépendance industrielle sur neige et asseoir sa puissance touristique hivernale, la France s'est dotée depuis les années cinquante de formidables usines à ski, véritables centrales nucléaires des sommets. En effet pendant trois décennies, les atomes crochus entre la montagne et les montagnards ont fusionnés, créant des pôles économiques dont les rayonnements sont reconnus aux quatre coins de la planète. Ces surgénérateurs classés sous les doux noms de stations intégrées, de Stations haute et moyenne altitudes ou de Stations villages ont mis les reliefs sous une enceinte de confinement touristique. Les pentes ont été lessivées, corrigées aux bulldozers comme autant de déformations sur le visage de nos vallées. On a taillé dans la forêt des bandes disgracieuses comme aux plus belles heures du remembrement. Avec le temps, les radiations ont pénétrées les strates culturelles de nos massifs : elles ont contaminées les agriculteurs et les ruminants qui disparurent petit à petit. On rejeta dans l'air un nuage de résidences défiscalisées chargé d'une faune saisonnière d'importation pour turbiner les champs de neige aux isotopes. Ainsi, au début du XXI ieme siècle, le plein emploi irradie une population en surchauffe à la moindre semaine de pointe du calendrier scolaire. Les autochtones sont devenus des mutants de la pluriactivité, un œil sur le cours du lait, l'autre sur le compteur des virages moniteur.
Outre la surproduction, la fission est venue avec l'alternative des destinations solaires et la montée éolienne des tarifs. Ces différents flux économiques activés à chaque hiver sans neige ont fait naître la loi montagne, une sorte de traité de non-prolifération pour stopper l'implantation de nouvelles unités. Mais le nuage s'est déplacé : Aujourd'hui les stations hantent plus que jamais nos alpages pour cause d'écart de production climatique. Alimentées par un combustible vacancier minimum désenrichi aux 35 heures, les pylônes tuyères, qui n'ont pas leur panache de skieur habituel, tournent dans le vide sur des arpents de couleur verte. L'eau lourde des canons neige refroidit les investisseurs sans rassurer les acteurs économiques, tous accoudés aux Millibars des perturbations. La pompe à subvention n'a plus de pression, la radio activité de la clientèle fait déserter le comptoir des pistes. Déjà, les premières tranches, prises en sandwich entre pouvoir d'achat et rentabilité, sont jetées à la poubelle. Le temps joue contre nous.
Pendant que les météorologues arrêtent le langage politiquement correct et veulent instaurer un périmètre de sécurité au dessous des 1800m d'altitude, laissant un no man's land de quelques 30 000 lits dans les basses vallées, d'autres se demandent comment assurer le démantèlement de ces super phénix qui planent sur les alpages. Comment dénucléariser sans couler une chape de plomb sur des centaines de station ? Comment décontaminer cette friche industrielle hyperactive et faire redescendre une population sous perfusion touristique ?
La réaction en chaîne de la filière " tout ski " ne s'est pas fait attendre. On a déclenché les plans de réhabilitations type tchern'ORIL (Opération Rénovation Immobilier Locatif), pour décontaminer les mètres carrés inertes. Certains assurent le délestage de leur sites vers des pistes plus aquatiques pendant que d'autres se confine sous des dômes. Bientôt, ils ouvriront des parcs d'attractions, comme ceux que l'on a montés sur les terrils au lendemain du crash de la sidérurgie !
Plus sérieusement, une tranche de la population pense que ce nuage économique devrait se dissiper avec une décroissance de la capacité de stockage, et retrouver en une dizaine d'année une masse critique satisfaisante. Re-calibrage de l'espace vital, baisse spéculative de l'immobilier, arrêt des programmes de construction intensive, réévaluation de la matière première : ce serait le retour aux énergies naturelles dans chacun des sites.
La tomme au secours de l'atome, les thermes pour ne pas y mettre un terme, l'altitude pour la bonne attitude, campanule contre canicule, les jeux de mots ne doivent pas faire oublier les maux de nos montagnes.
Avec le manque de neige une soupape vient de sauter, laissant à vif la plaie du réchauffement climatique. Il est temps pour la montagne de décompresser et de s'économiser. Avant l'accident, arrêtons là le parallèle avec le nucléaire et retrouvons le décor originel. Sans redescendre dans les cavernes en se chauffant à la bougie, les capacités technologiques, techniques et économiques acquises par toutes ces années d'exploitation peuvent nous permettre de basculer au cas par cas dans une ère nouvelle. Son nom reste à définir et prendra tous les visages, elle ne fera qu'une transition plus ou moins longue vers la destination ultime de l'après tourisme.
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