

Dans un communiqué publié vendredi 7 janvier à la suite de la candidature de Charles Beigbeder (proche de Nicolas Sarkozy, fondateur du fournisseur d’électricité et de gaz Poweo) pour devenir officiellement ce lundi président du Groupement d’intérêt public pour la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques de 2018, Jean-Jacques Queyranne expose de sérieux doutes quant à la façon dont est menée la candidature. « Depuis deux mois, j’attire l’attention sur la désorganisation de la candidature, les incohérences et la mauvaise communication à l’international, qui ont conduit à la démission d’Edgar Grospiron », écrit le président PS du Conseil régional Rhône-Alpes.
Et de poursuivre : « Depuis le début de la semaine, on a assisté à une succession d’annonces tous azimuts plus incohérentes les unes que les autres. On est complètement à côté de la plaque... Pourquoi ne pas faire appel à un animateur TV tant qu’on y est ? Cette frénésie d’annonces ne fait que nuire un peu plus à la crédibilité du dossier porté par Annecy, Rhône-Alpes et la France. (…) Je veux le dire avec force, décider du choix d’un Président en dehors de toute concertation avec l’ensemble des partenaires de la candidature - dont le Président de Région Rhône-Alpes, premier financeur public territorial - m’amène à m’interroger sérieusement sur la poursuite de notre collaboration. Il faut maintenant arrêter de jouer et se re-saisir, sinon c’est vraiment mal parti pour la décision finale du CIO à Durban en juillet 2011. Nous allons tout schuss dans le mur. Il n’y a pas de Magic Man qui pourrait transformer une citrouille en carrosse. Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le réaffirme aujourd’hui avec détermination. Il faut une candidature portée par le mouvement sportif».
Rappelons que c’est aujourd’hui que le dossier d’Annecy à la candidature des Jeux olympiques de 2018 va officiellement être déposé à Lausanne, au siège du Comité international olympique.