
>ski > Jeux olympiques-vendredi 11 février 2011
Pas de répit pour les onze délégués de la Commission d’évaluation du CIO en visite à Annecy pour examiner à la loupe le dossier de candidature de la ville à l’organisation des JO d’hiver de 2018. Depuis le mercredi 9 février, ils enchaînent les visites des différents sites et notamment ceux de compétition, où sur place, on a particulièrement soigné leur accueil. Mention spéciale pour le Grand Bornand. Toute la station, et en tête sa jeunesse, a montré un enthousiasme et une ferveur exceptionnels !
L’exercice est à chaque fois le même. Les onze membres de la Commission d’évaluation du CIO, accompagnés de l’équipe de candidature, arrivent en bus pour découvrir les sites retenus par Annecy 2018 pour accueillir les cérémonies d’ouverture et de clôture (le Pâquier à Annecy) et les compétitions, ou encore héberger les athlètes (Pringy, Saint-Jean-de-Sixt, Chamonix). Ils ont immanquablement droit à une haie d’honneur avec les Pulls rouges et les personnels des remontées mécaniques, avant de rejoindre un espace où se déroulent les présentations. Celles-ci sont assurées par le maire de la commune, les experts techniques de la candidature et les champions du cru, en première ligne, comme dans tout le dossier d’Annecy 2018. Pendant plusieurs minutes, ils détaillent la configuration du site, les installations existantes ou à venir et répondent au feu des questions des membres de la Commission, qui ne laissent rien passer.

Chaque station et village a apporté sa touche personnelle à ces réceptions formelles : simplicité, rigueur, professionnalisme et… pour certains, ferveur populaire, à l’image du Grand Bornand qui, jeudi, a sorti le grand jeu et montré le visage humain de la candidature. Pas facile pourtant en semaine et tôt le matin de réunir du monde pour montrer le soutien populaire à Annecy 2018. Au Grand Bornand, ils l’ont fait ! Et c’est un océan bleu déchaîné qui a salué la Commission d’évaluation et un peu plus tard la presse ! Enfants, parents, grands-parents, tous agitaient haut et fort les fanions et bannières d’Annecy 2018 et du Grand Bo. La station de Tessa Worley et de Sylvie Becaert, qui sera hôte des épreuves du biathlon et du ski de fond paralympique, a vraiment montré son envie olympique. Et sans doute fait marquer des points à la candidature qui a incontestablement repris des couleurs depuis le début de cette semaine, marquée par quelques actions ciblées des opposants au projet.
Sophie Chanaron
Le Semnoz, site sensible

La Commission aura passé du temps au Semnoz où les épreuves de freestyle et de snowboard devraient prendre place au grand dam des opposants au projet qui craignent pour ce site protégé, situé juste au-dessus d’Annecy. Ils dénoncent les aménagements qu’imposent les JO pour recevoir les compétitions, et notamment l’installation d’équipements en vue de la fabrication de neige de culture. Les porteurs de la candidature ont tenté d’expliquer le projet qu’ils avaient en se voulant rassurant pour le Semnoz. Ils promettent que toutes les installations prévues pour amener l’eau et les canons à neige seront démontés après les JO. laissant le site comme il était ou presque avant l’événement.
Trois villages olympiques
En matière d’hébergement de la famille olympique, Annecy 2018 a présenté son concept original, à savoir la création de trois villages olympiques plus un village satellite à Aime pour les disciplines liées à la piste de bob. Soit 5100 lits pour loger tout ce beau monde ! Un premier village sera installé à Annecy-Pringy. Abritant 2500 places, il sera réservé à tous les patineurs, ainsi qu’aux freestylers et aux snowboarders. Ce village sera maintenu pour l’accueil des jeux paralympiques. Le second sera implanté à Chamonix. Enfin, le troisième village, décidé dernièrement, verra le jour à Saint-Jean-de-Sixt, petite commune à mi-chemin entre La Clusaz et le Grand Bornand. Erigé sur l’emplacement historique du village, il accueillera pour sa part tous les athlètes des disciplines nordiques. Une fois les JO finis, la commune le transformera en logements pour les enfants du pays qui ne peuvent plus s’installer dans leur village natal, pression foncière oblige.
Campagne télé pour Annecy 2018
Alors que la Commission d’évaluation du CIO juge en ce moment sur le terrain le dossier de candidature d’Annecy 2018, la ville candidate met les bouchées doubles côté communication. Une grande campagne de TV a été lancée à l’assaut du petit écran à la veille des vacances scolaires où les sports d’hiver battent traditionnellement leur plein. Le spot, concocté par l’agence Euro RSCG 360, évoque le positionnement d’Annecy 2018, qui prône un retour à l’essentiel. La réalisation a été confiée à jeune réalisateur, Nicolas Bary, remarqué pour son premier long métrage Les enfants de Timpelbach (2008). Esthétique et clair, ce 30 secondes est diffusé jusqu’à mis mars sur France Télévision et Direct 8, les chaînes partenaires, mais aussi sur TV8Mont-Blanc et autres supports Internet. "Nous n’avons pas fait de plan média classique avec achat d’espaces à la clé", explique Claire Jouet d’Havas Sport Entertainment. " De nombreuses fédérations sportives ont eu le coup de coeur pour le film et qui veulent nous soutenir en le diffusant. Nous leur fournissons le support qu’il leur faut pour qu’ils le diffusent et offrent à la candidature une visibilité encore plus large".
A voir sur le site de la candidature www.annecy2018.com