>vtt > Compétition-vendredi 18 juillet 2008
Quelque 250 pilotes étaient mercredi 9 juillet au départ de l’Avalanche Cup d’Oz-en-Oisans. Cette course de VTT de descente présente la particularité d’être ouverte à tous, de l’amateur au pilote professionnel habitué des coupes du monde.
« C’est plutôt engagé, ça file, il y a de la vitesse, c’est très proche des parcours qu’on peut retrouver en coupe du monde. Il faut faire attention à ne pas passer trop en force sur la première partie du tracé, assez technique dans les rochers, puis savoir rester fluide pour garder un maximum de vitesse dans les nombreuses virages relevés situés sur la deuxième moitié du parcours. Juste avant l’arrivée, il y a un beau saut, à la fois spectaculaire pour le public et très plaisant pour les pilotes ». Thibaut Ruffin, le vainqueur du jour, ne tarit pas d’éloges sur la piste permanente de descente de Poutran, théâtre de l’Avalanche Cup d’Oz-en-Oisans. Et il n’est pas le seul : tous les pilotes que nous avons interrogés nous ont confié avoir pris beaucoup de plaisir sur cette piste longue de 3,2 km, pour 530 mètres de dénivelé, dont le tracé a été imaginé par Emmanuel Huber, entraîneur de l’équipe de France de VTT de descente.

Pour cette Avalanche Cup 2008 d’Oz-en-Oisans, les quelque 250 pilotes au départ (dont 40 % de Britanniques ! ) disposaient de deux manches dites de « placement » pour tenter d’accrocher l’une des cinquante places qualificatives pour la « Super Cup », qui détermine le classement final. Si certains avaient choisi l’attaque à outrance – seul le meilleur temps des deux manches étant pris en compte – d’autres avaient préféré ne pas trop lâcher les chevaux, afin de s’économiser pour la finale. Pendant celle-ci, une seule tactique était de rigueur : à fond, à fond, à fond !

Entre les manches, on a aperçu Kevin Locquet, pilote du team Egobike, dans le Gard, s’attelant à réparer son dérailleur, qui avait pris une pierre lors du premier parcours. « Ça m’évitera de débourser 80 € pour en racheter un neuf », explique-t-il. On a aussi vu Philippe Derbier, le père de Quentin (13ème de l’épreuve), en train de passer au karcher le vélo de son fils. Simple coquetterie ? « Non, il s’agit d’enlever la terre pour éviter que les transmissions soient encrassées, ce qui peut empêcher les vitesses de bien passer. Sur une descente comme aujourd’hui, qui dure environ quatre minutes, on peut facilement perdre de cinq à dix secondes avec des transmissions encrassées, sans parler du fait que ça perturbe le pilotage », explique Philippe Derbier. A ce niveau là – des pilotes qui évoluent régulièrement en coupe du monde, comme Fabien Cousinié ou le Néo-Zélandais Nathan Rankin, étaient présents à Oz – chaque détail compte…
Martin Léger