
>et aussi... > escalade sur glace-lundi 7 février 2011
Les 12 et 13 février, Champagny-en-Vanoise est l'hôte des premiers championnats de France d’escalade sur glace, sur sa fameuse tour de glace. Un bon moyen pour relancer cette discipline qui s’essoufle en France alors qu’elle est en plein boom chez nos voisins alpins.
Si les Français ont largement dominé le circuit coupe du monde d’escalade sur glace à ses débuts, entre 2000 et 2003, aucun championnat de France n’avait jamais été organisé jusqu’à présent. L’association DTS (pour Dry Tool Style), constituée en avril 2010, a décidé de remédier à ce paradoxe. « Depuis trois ans, on constate un essoufflement de l’escalade sur glace en France alors que cette discipline prospère dans les autres pays. Avec ces championnats de France, nous souhaitons créer une nouvelle dynamique », explique Etienne Grillot, secrétaire de DTS et directeur général de ces championnats de France. A travers cette compétition, c’est la pratique de cette discipline dans son ensemble que les membres de DTS espèrent booster : « L’escalade sur glace en compétition a toujours permis de faire évoluer l’alpinisme », estime Etienne Grillot.
Epreuve de difficulté
Le choix de Champagny-en-Vanoise pour ces premiers championnats de France s’est fait naturellement, puisqu’on y trouve la seule tour de glace artificielle de France. « C’est une structure très adaptée pour une compétition de haut niveau, grâce à sa polyvalence. Elle compte des parties faciles, d’autres beaucoup plus techniques, et on peut facilement faire varier le niveau de difficulté en fonction de la manière où on place les prises », détaille Etienne Grillot, qui a évolué pendant deux saisons (2008 et 2009) sur le circuit coupe du monde.

Ces championnats de France se dérouleront sous la forme d’une épreuve dite de difficulté, avec qualifications le samedi 12 février et phases finales le dimanche 13 février. « C’est une compétition à vue : les concurrents ont droit à six minutes d’observation collective des voies, sans avoir le droit de s’y engager. Ils passent ensuite un par un, et attendent leur tour dans une salle d’isolement, afin de ne pas voir par où sont passés les autres. Deux critères sont ensuite pris en compte pour les départager : la hauteur atteinte et le temps, dans le délai maximum de huit minutes ».
En marge des compétitions – qui sont en accès libre – le public pourra s’initier au slack-line, qui consiste à marcher et/ou réaliser des figures à la manière d’un funambule, sur une corde tendue à environ cinquante centimètres au-dessus du sol.
Martin Léger