

A l'invitation du Comité d'organisation des JO d'Annecy, CIPRA France avait accepté en décembre 2009 de participer au Conseil d'Orientation Développement Durable et d'Environnement (CODDE). Une façon pour la Commission internationale pour la protection des Alpes de suivre au plus près le projet, et d'être vigilante sur les questions de son impact sur l'environnement. Le président de l'organisation Patrick Le Vaguerèse, a assisté à toutes les réunions du conseil et c'est donc en connaissance de cause que la CIPRA, affirme s'en retirer aujourd'hui. Pourquoi ? Elle dénonce le peu de considération que le Comité de candidature aurait à l'égard du CODDE. Elle en veut pour preuve le fait qu'il n'aurait été informé du projet final qu'à peine plus tôt que les médias, en novembre 2010 ; un projet qui plus est définitif et non modifiable. Au-delà de la forme, c'est sur le fond que la rupture est consommée. CIPRA France avait demandé à d'Annecy 2018 de s'engager à soutenir plusieurs compensations environnementales. Et notamment le classement du Mont-Blanc au patrimoine mondial de l’UNESCO, le classement de la vallée des Confins dans les Aravis ou encore le classement du Semnoz. Annecy 2018 n'aurait fait aucune démarche dans ce sens. CIPRA pointe par ailleurs l'abandon d'un principe qu'elle avait salué dans le dossier initial d'Annecy, l'utilisation d'installations existantes pour limiter l'impact écologique des JO sur le territoire. "Or, sept nouvelles installations de glace devraient être créées spécialement pour les JO. C’est là un gâchis énorme que nous ne pouvons accepter, particulièrement criant en période de crise".