

Les trois comités de candidature pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018 étaient réunis hier à Lausanne (Suisse), pour passer le dernier « grand oral » avant la désignation de la ville hôte de ces JO 2018, le 6 juillet prochain à Durban (Afrique du Sud).
Côté français, tous les participants sont ressortis confiants et satisfaits de cet échange d’une heure et demie avec les 88 membres du Comité international olympique (CIO) présents au musée olympique. A l’image du président du GIP d’Annecy 2018, Charles Beigbeder : « Dans l'ensemble, ça a été assez parfait. Chaque fois qu'ils (les membres du CIO, ndlr) nous posaient une question, ils nous remerciaient et nous félicitaient pour la qualité de notre présentation. Ça fait toujours plaisir. On a senti de l'émotion chez les membres du CIO. » Même son de cloche du côté de la ministre des Sports Chantal Jouanno («Nous étions bien préparés. Il y a eu beaucoup d'applaudissements. Nous n'avons pas dû répondre à des questions pièges. ») ou de Jean-Claude Killy, qui apparaissait pour la première fois depuis février aux côtés des promoteurs de la candidature annécienne : "La légèreté des questions montre que nous n'avons pas de problème majeur", a estimé le triple champion olympique de 1968. Denis Masseglia, président du Comité olympique français, était lui aussi rassuré après ce grand oral : «Les membres ont applaudi à plusieurs reprises, ce qui est plutôt bon signe, et posé des questions qui ont amené des réponses rassurantes.»
Quoi qu’il en soit, rien n’est fait, car les deux autres candidatures (Munich et Pyeongchang) ont de solides atouts à faire valoir. Jacques Rogge, président du CIO, affirmait ainsi après coup que «les présentations faites par les villes candidates aujourd'hui étaient toutes trois impressionnantes.(…) Ne me demandez pas un pronostic mais ce sera vraiment serré. Je ne m'attends pas à un écart important entre les trois villes.»
(Sources : Le Dauphiné Libéré – RMC – Site officiel du mouvement olympique).