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Coup d'envoi de la saison à l'aéroport Grenoble-Isère

 

Après plusieurs mois de calme plat, l'aéroport de Grenoble-Isère a repris du service samedi dernier avec le coup d'envoi de la saison d'hiver 2011. Une poignée de vols quotidiens avant le grand rush des prochaines semaines où certains jours, une cinquantaine de vols sont programmés. L'ambiance était détendue dans la toute nouvelle salle des opérations pour ce galop d'essai. Un bon moyen pour les équipes de se préparer aux week-ends de grande affluence. Tout le monde, de Jean-Jacques Tirquit, directeur de l'aéroport Grenoble-Isère, à Didier Rambaud, Christian Pichoud ou René Vette, vice-présidents du Conseil général de l'Isère, propriétaire de la plateforme, espèrent que les chutes de neige précoces et le froid actuels augurent d'un meilleur hiver que celui de l'an dernier. 2010 restera en effet comme une année horribilis pour l'aéroport, affecté par divers maux, la neige, les cendres volcaniques, la crise économique bien sûr, et la désaffection des Britanniques, qui composent 75% des passagers de l'aéroport, pour les stations alpines. Résultat, le trafic de l'aéroport grenoblois a accusé une diminution de sa fréquentation : 370 000 passagers, soit 100 000 de moins qu'en 2007-2008, sa saison record. "Il semblerait néanmoins que le marché redécolle", constate Jean-Jacques Tirquit.

Cet hiver, 12 destinations régulières en Europe sont au programme de la plateforme iséroise, dont deux nouvelles liaisons avec Easyjet, Liverpool et Londres Standsted. Grenoble-Airport reste une place privilégiée pour les charters ski avec 24 tours-opérateurs engagés. L'aéroport décroche même un nouveau pays, l'Ukraine et intensifie ses liaisons charters avec Israël, cet équipement aéroportuaire étant considéré comme l'un des plus sûrs par les autorités de l'Etat hébreux. "Nous comptons aussi sur les vols vacances vers les destinations soleil pour accroître notre activité", indique Jean-Jacques Tirquit, précisant que les tours opérateurs Voyamar et Aerosun avaient renouvelé leur programme vers la Tunisie. Le délégataire de service public confirme par ailleurs travailler au développement de liaisons régulières franco-françaises entre la capitale des Alpes et notamment les grandes villes de l'Ouest. Si Vinci décrochait la concession de l'aéroport de Nantes, pour laquelle il est candidat, ces dessertes pourraient sans doute se concrétiser rapidement. Et donner de l'air à cet outil dont la piste de 3 000 mètres peut accueillir des 747 !