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Nouvelle baisse pour la fréquentation hivernale des stations

La fréquentation des stations de ski tricolores devrait accuser à nouveau un recul pour la saison 2016-2017, après deux exercices dans le rouge qui ont fait perdre depuis deux ans à la France sa place de destination mondiale numéro un pour les sports d'hiver, au profit des Etats-Unis. "De l'ordre de 3% à début avril, cette inclinaison pourrait toutefois être un peu réduite, à la faveur de bonnes vacances de Printemps, qui s'achèvent début mai, et qui étaient plutôt prometteuses en terme de réservations", indique Laurent Reynaud, directeur de Domaines Skiables de France, croisé à Alpipro. Prudent, il souligne qu'il faudra attendre le 10 mai pour avoir les chiffres définitifs et le détail d'une situation constrastée suivant les massifs, et la catégorie des stations. En effet, si les stations d'altitude ont tiré leur épingle du jeu, notamment, souligne-t-il, grâce à la neige de culture et au savoir-faire des snowmakers, les stations de moyenne et basse altitude enregistrent elles un retrait sensible de leur fréquentation. D'autant plus que cet exercice est marqué par un manque de neige deux fois inférieur à l'année dernière, elle même déjà pauvre en matière première atmosphérique.

"Mais on se satisfait de ces résultats car, il y a 20 ans, dans les mêmes conditions climatiques nous étions en recul de 30%. Nous avons donc progressé dans notre résilience à l'aléas climatique", constate Laurent Reynaud. S'il admet la nécessité de diversifier les activités en station même l'hiver, il rappelle que le produit ski reste le socle de l'attractivité des stations l'hiver, en particulier en janvier, février et mars. "Nous avons un retard en matière de taux de couverture en enneigement artificiel de nos pistes par rapport à nos voisins autrichiens ou des Dolomites, qui sont en mesure de sécuriser l'enneigement des 2/3 de leurs domaines skiables. Les aides des collectivités locales et en particulier des deux Régions alpines, vont nous permettre de réduire cet écart de compétitivité et de tenir les emplois du début à la fin de la saison".