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Plutôt une bonne saison pour les stations de ski françaises

Domaines Skiables de France, qui fédère les exploitants des domaines skiables français, vient d’établir son bilan de l’hiver 2017-2018. Il est plutôt positif, avec 53,5 millions de journées-skieurs, soit une hausse de 5 % par rapport à l’hiver 2016-2017 (qui était le plus mauvais de ces dix dernières années) et de 1 % par rapport à la moyenne des quatre derniers hivers. On observe toutefois une disparité selon la taille des domaines : les petites et moyennes stations ont vraiment vu leur fréquentation bondir (respectivement + 15 et + 11 % par rapport à 2016/17, et + 9 % / + 4 % par rapport aux quatre derniers hivers), alors que la hausse est moins marquée dans les grandes stations (+ 6% / + 1 %) et qu’on constate même un recul dans les très grandes stations (- 1 % / - 1%). Une disparité similaire est observée en fonction des massifs. L’hiver aura été très bon pour le Massif Central (+ 31 % / + 10 %), les Vosges  (+ 25 % / + 26 %) et le Jura (+ 26 % / + 10 %), assez bon dans les Pyrénées (+ 8 % / + 3 %), en Haute-Savoie (+ 8 % / + 2 %) et en Isère-Drôme (+ 6 % / - 2%), mais assez médiocre, compte tenu de l’enneigement exceptionnel, en Savoie (0% / - 1%) et dans les Alpes du Sud (0% / + 1 %).

© Martin Léger
Deux facteurs conjoncturels ont terni le bilan de l’hiver 2017-18 : la météo et le calendrier des vacances scolaires. Vent, pluie et neige se sont relayés sans cesse avec des niveaux d’ensoleillement particulièrement faibles sur l’ensemble des vacances, mais aussi pendant les week-ends de janvier et mars. Selon les données de Météo France, le niveau d’ensoleillement de janvier à mars a été inférieur de 24,58 % à la normale à Toulouse et de 36,89 % à Grenoble ! Quant au calendrier, le jour de l’an tombant un lundi a provoqué une rentrée tardive en début d’année (8 janvier), avec en conséquence un décalage qui s’est poursuivi jusqu’aux vacances de printemps, qui ont débordé sur le mois de mai. Ainsi, malgré les efforts des stations pour promouvoir le Printemps du Ski, la fréquentation sur cette période a été réduite de moitié par rapport à 2017.

© Martin Léger
« Au-delà du bilan de cette saison, marquée par les facteurs conjoncturels et exogènes de la météo et du calendrier scolaire, j’invite chacun à prendre la mesure des tendances structurelles sous-jacentes. Elles dessinent les contours des défis qu’il nous faudra relever collectivement si nous voulons franchir la barre des 60 millions de journées-skieur. Je pense en particulier à la performance du parc immobilier de loisir des stations de montagne et au recrutement de nouvelles clientèles », conclut Pierre Lestas, le président de Domaines Skiables de France.