

En perspective de l'entrée en application en 2014 d'un décret rendant oligatoire la détection du blocage d'un galet, roulement qui permet le passage du câble sur les pylônes des remontées mécaniques, le fabricant isérois Gimar Montaz Mautino a développé un dispositif innovant. Conçu en collaboration avec le CETIM (centre technique des industries mécaniques) et Cap'Troni, SécuRM, c'est son nom, fonctionne de façon autonome, par énergie mécanique et peut s'intégrer sur toutes les lignes existantes. Et cela, quel que soit leur constructeur. "Son coût est aussi raisonnable, assure Rémi Lagoutte, directeur technique de GMM."Il faut compter 10.000 € en moyenne par remontée mécanique, à raison d'un dispositif par pylône". En test tout l'hiver sur un télésiège à Puy-Saint-Vincent, SécuRm va être industrialisé en vue d'une commercialisation sur le marché pour fin 2011. Une innovation à découvrir dans le détail au Forum 4I (Innovation, Industrie, Investissement, International) de Grenoble, le 19 mai prochain, et sur laquelle l'un des plus petits constructeurs de remontées mécaniques du marché, fondé à Fontaine (38) en 1953 par Pierre Montaz et Victor Mautino, mise beaucoup. Près de 2000 remontées mécaniques GMM sont en exploitation à ce jour dans le monde, mais c'est en France que l'entreprise a désormais recentré ses débouchés, se focalisant sur les domaines skiables de taille moyenne. Elle s'est aussi spécialisée dans la fabrication de téléskis et de télésièges à pinces fixes. CA 2010 : 10 millions d'euros, 27 personnes, principalement rattachées au bureau d'études et au service-après vente.