

A moins de deux mois de l’annonce de la ville hôte des Jeux Olympiques d’hiver de 2018, Annecy est toujours au coude-à-coude avec ses deux rivales, Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud). La commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), qui vient de rendre ses rapports après les inspections réalisées en février et mars, estime en effet que « les trois villes candidates pourraient organiser avec succès les JO de 2018 avec une vision et un concept différent (...) et que chacune offre une option viable au CIO ».
Pyeongchang semble toutefois avoir une longueur d’avance, grâce à un fort soutien populaire (92 %, contre seulement 51 % pour Annecy), un fort engagement de l’Etat, mais aussi « parce que cette candidature serait un levier significatif pour le développement des sports d’hiver en Asie ». Le CIO a aussi apprécié le « concept très compact » de la candidature sud-coréenne, et « un réseau de transport multimodal (qui) permettrait des temps de trajet courts pour les athlètes et les autres groupes de clients, non seulement au sein d'une zone, mais aussi entre les deux zones ». Seule la météo aléatoire semble freiner les quelque peu les ardeurs du CIO.
Du côté d’Annecy, la commission d’évaluation a apprécié le concept en matière de développement durable en ce qui concerne l'expansion des stations de montagne, mais aussi certains projets de transport jugés « avant-gardistes ». En revanche, le manque de soutien populaire et la dispersion des hébergements – qui confronterait les comités nationaux olympiques « à des défis, notamment en termes d'opérations et de transport », et « entraînerait des difficultés sur les plans opérationnel et financier pour les divers groupes de clients » - apparaissent comme les principaux points noirs de la candidature française.
Enfin, la candidature de Munich est jugée sans surprise, relativement solide et
rassurante par la commission d'évaluation, qui ne relève aucun point noir si ce n'est une opposition locale bruyante et l'hostilité de mouvements écologistes. Munich propose des pôles éloignés mais des « temps de trajet acceptables » selon le CIO.
Rappelons que la décision sera connue le 6 juillet prochain à Durban (Afrique du Sud).