

Après Annecy, c'était au tour de la candidature de Pyeongchang de passer au crible de la commission d'évaluation du CIO en vue de la désignation de la ville hôte des JO d'hiver de 2018, en juillet prochain. La ville sud-coréenne ainsi que les dirigeants du pays, président et Premier ministre, se sont mobilisés pour montrer à la délégation conduite par Gunilla Lindberg que le dossier tenait la route. L'experte suédoise a souligné combien la candidature coréenne avait fait des progrès par rapport aux deux précédentes présentées pour l'organisation des JO de 2010 et de 2014. Outre le soutien gouvernemental, elle a constaté combien les sports d'hiver avaient fait des progrès depuis quatre ans dans le pays. Aux derniers JO de Vancouver, la Corée a d'ailleurs décroché la 5e place au classement des nations avec 14 médailles dont six d'or. 90% des Coréens soutiennent le projet d'organiser les Jeux d'hiver de 2018 dans leur pays. Quant à l'argument selon lequel les tensions actuelles entre les deux Corées pouvait jouer en défaveur de Pyeongchang, la commission l'a balayé, précisant que ce climat durait depuis 60 ans et n'avait pas empêché la tenue des grandes manifestations sportives, dont les JO d'été de Séoul en 1988. La commission rendra son rapport le 10 mai. D'ici là, elle se sera également rendue début mars à Munich, dernière des trois villes candidates a être auditée.