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La fin gâchée du bel hiver 2013

De la neige à profusion et à toutes les altitudes, une fréquentation historique à Noël et très correcte en février et mars, de nombreuses médailles récoltées par nos champions, bref, l'hiver 2013 avait tout pour être un grand cru. Sauf que les vacances de printemps débutant le 13 avril (contre fin mars en 2009) et se terminant le 12 mai pour la dernière zone de vacances françaises, elles inviteraient davantage les vacanciers à la Grande Bleue qu'aux pistes de ski, pourtant encore très enneigées ! "En trois hivers, les stations ont vu leur fréquentation baisser de 70% aux vacances de printemps qui représentent 10% du chiffre d'affaires de la saison", indique Laurent Reynaud, le délégué général de Domaines Skiables de France. Les conséquences économiques mais aussi sociales de ce raccourcissement de la saison de ski, sont très préoccupantes. Les stations fermant plus tôt faute de réservations suffisantes, les employeurs des remontées mécaniques comme de l'hôtelerie et la restauration réduisent de facto les contrats de travail des saisonniers. Rappelons que les stations de ski génèrent en hiver 120 000 emplois. Pour les professionnels de la montagne, si la saison touristique devait s'achever fin mars, 35 000 emplois seraient menacés, ainsi que les investissements orientés à la baisse. In fine, c'est la compétitivité de la montagne française qui en jeu, alors qu'elle a retouvé en 2012 son rang de première destination mondiale pour le ski.