Vous êtes ici

Le 8e Tour des glaciers de la Vanoise

Le Tour des glaciers de la Vanoise, au départ de Pralognan, est un trail musclé et sauvage. De l’avis des participants, il a su garder l’esprit montagne des premières courses. C’est en grande partie ce qui motive Christelle et Grégory Girard, couple d’amateurs, à prendre le départ du 8e TGV, le 1er juillet prochain.

Avec ses 73 km, ses 3800 m de dénivelé positif, les trois quarts de son parcours à plus de 2000 mètres d’altitude, le Tour des glaciers de la Vanoise, c’est du costaud ! Christelle et Grégory Girard en sont conscients, mais salivent d’avance à l’évocation de leur première participation à ce trail en haute altitude, considéré comme l’un des plus beaux de France.  L’an dernier, en prenant le départ d’une autre course de Pralognan, le Tour de la Grande Casse, aux cotes à peine plus modestes (65 km, 3855 m de dénivelé positif), ils ont eu un aperçu de ce qui les attend le 1er juillet prochain. La beauté des paysages glaciaires, le côté sauvage du parcours et l’ambiance très conviviale leur ont donné envie de revenir à Pralognan pour disputer cette fois le TGV. Et passer un cap pour Christelle qui n’a encore jamais couru une telle distance et fait du TGV son objectif de l’année. Grégory, lui, a plus d’expérience, il a disputé plusieurs trails réputés, la 6000 D, les Templiers ou encore la Maxi Race d’Annecy cette année. « Mais, j’ai dû abandonner, alors j’espère bien me rattraper à Pralognan». Leur objectif, prendre plaisir à courir, franchir la ligne d’arrivée sans être cassés, « frais » ! « Le mental c’est très important dans ce sport où il faut aussi gérer plein de choses, le terrain, l’alimentation, la récupération… », explique le couple.


 

Comme beaucoup de concurrents du TGV, les Girard sont des amateurs et doivent concilier vie professionnelle et vie familiale avec un sport qui requiert maturité et beaucoup d’entraînement. « Nous nous entraînons trois fois par semaine en moyenne, pas plus car je suis infirmière, Greg conducteur de travaux et nous avons aussi deux petites filles, donc nous ne pouvons pas aller courir autant qu’on le souhaiterait». Car nos trentenaires vouent une passion à ce sport qu’ils ont découvert par l’intermédiaire de la sœur de Christelle, Josiane Picollet, une pointure de la discipline chez les femmes. «Après l’avoir accompagnée sur ses courses, nous nous y sommes mis à notre tour en 2009, en participants d’abord à des petites courses, puis progressivement à des épreuves de plus en plus longues », explique Grégory.  « C’est comme une drogue, on est accro », avoue Christelle qui souligne que le trail reste un loisir… même s’il occupe de plus en plus leur temps libre !


 

Après le TGV, ils accompagneront Josiane en reconnaissance du parcours de l’UTMB qu’elle dispute pour la première fois cette année. Une course qui les fait rêver ?  « Il faut savoir rester à notre place. On vise plutôt la CCC, petite sœur de l’UTMB, dans deux ou trois ans ». Pour l’instant, ils sont concentrés sur le TGV, un trail à taille humaine -500 partants maximum-, dont l’esprit montagne comble largement leurs ambitions.
Sophie Chanaron

 
Le TGV compte désormais plusieurs déclinaisons : L’Intégrale 33 km et 2400 m de dénivelé positif, le Tour du Petit Mont-Blanc 17 km et 1300 m de dénivelé. Et toujours la Randonnée du TGV, les 30 juin et 1er juillet.