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Les 3 Vallées internationalisent leur opération EasyRider

L’hiver dernier, les 3 Vallées en Savoie, ont réussi le pari de transformer une famille de non-skieurs, en une famille de skieurs, et cela en une seule saison. Rebelote cette saison 2013, avec la sélection d’une nouvelle famille française et, l’extension de la formule à une famille britannique. Les explications avec Vincent Lalanne, directeur de l’association des 3 Vallées, aux lendemains du lancement des castings EasyRider en France et en Grande-Bretagne.

actumontagne.com : Rappelez-nous le concept de l’opération Easyrider ?
Vincent Lalanne : Il s’agit de démontrer aux néophytes que l’apprentissage du ski est  facile et très plaisant, notamment dans les 3 Vallées, plus grand domaine skiable au monde, où il y a, contrairement aux idées reçues chez les non-skieurs, des pistes et des remontées mécaniques parfaitement adaptées aux débutants. Et avec plus de 2000 moniteurs des Ecoles du ski Français à leur disposition, ils bénéficient des meilleures compétences pour être pris en charge et acquérir une maîtrise rapide de la glisse. Nous recrutons donc une famille de quatre personnes, totalement débutante sur les planches, avec la mission d’en faire une famille de skieurs à la fin de la saison. Pour ce faire, nous offrons à cette famille l’hébergement, les remontées mécaniques, le matériel et les cours de ski durant tout l’hiver. Son objectif est de disputer Le 3 Vallées Enduro, rallye par équipe à travers le domaine skiable des 3 Vallées, plus grand rassemblement de skieurs amateurs au monde.

actumontagne.com : Quel a été le bilan de cette opération inédite la saison passée ?
V.L. : Très positif. Tout d’abord, en termes de communication. Elle a fait beaucoup de buzz sur la Toile et dans les médias. Nous avons eu plus de 100 familles candidates. Surtout, elle a atteint ses objectifs. La famille Boutry, qui a remporté le casting, est aujourd’hui une famille de skieurs. Elle a d’ailleurs déjà réservé son prochain séjour dans les 3 Vallées. Ensuite, nous avons donné au grand public une image plus accessible de notre domaine skiable, considéré par les non-connaisseurs comme réservé aux bons skieurs. Oui, on peut aussi démarrer l’apprentissage du ski dans toutes nos stations des 3 Vallées, et même à Val Thorens, station la plus haute d’Europe.

Vincent Lalanne (à droite) avec la première famille castée !
Vincent Lalanne (à droite) avec la première famille castée !

 
actumontagne.com : Pourquoi réitérer cette opération cette année en France, puisque votre démonstration est réussie et pourquoi l’étendre aux Britanniques ?
V.L. : Pour la France, il faut enfoncer le clou ! Notre opération ne relève pas de la téléréalité. C’est une expérience bien réelle. La famille Boutry a effectué une trentaine de journées de ski sur la saison, en cours particuliers mais aussi en cours collectifs, et aujourd’hui, tous les quatre savent skier, et bien skier. Nous allons démontrer que cette expérience n’était pas le fruit du hasard ! Pour les Britanniques, la demande est venue du marché anglais, d’où est originaire notre première clientèle étrangère. Nous sommes très présents en Angleterre, avec une ambassadrice permanente, Jennifer Thyer. L’opération française a été très suivie l’an dernier par les opérateurs touristiques et les journalistes référents du secteur. Nous venons donc de lancer un casting, en partenariat avec la compagnie aérienne Monarch, qui opère des vols Grande-Bretagne/Grenoble. Elle prendra à sa charge les trajets de la famille. D’après nos partenaires britanniques, les familles candidates devraient se bousculer car nos voisins d’Outre-Manche sont beaucoup moins inhibés que nous, et sont toujours partants pour des expériences de ce genre ! La lauréate sera dévoilée à la mi-novembre, quelques jours avant son homologue française.

actumontagne.com : Cette opération de promotion des 3 Vallées a-t-elle des retombées plus larges ?
V.L. : Oui, je le crois. Elle profite à l’ensemble de la montagne française. En matière de promotion, il faut être innovant et les 3 Vallées devaient montrer l’exemple.

Propos recueillis par Sophie Chanaron