

Le parcours du Tour de France 2012 a été dévoilé hier à Paris. Longue de 3479 km, la 99ème Grande Boucle s’élancera de Liège (Belgique) le 30 juin et s’achèvera à Paris le 22 juillet. Après des éditions 2010 et 2011 qui avaient fait la part belle aux grimpeurs, le Tour 2012 marque le retour en force du contre-la-montre, avec 96 km d’épreuves chronométrées : le prologue à Liège (6,1 km), la 9ème étape entre Arc-et-Senans et Besançon (38 km) et la 19ème étape (veille de l’arrivée) entre Bonneval et Chartres (52 km).
Les sprinteurs auront 9 étapes de plaine pour briller, les « baroudeurs » tenteront de gagner l’une des 4 étapes « accidentées », alors que les grimpeurs n’auront que cinq étapes de montagne pour tenter de faire des écarts. Seules 3 arrivées au sommet sont programmées : lors de la 7ème étape dans les Vosges, avec la redoutable Planche des Belles Filles (6 km d’ascension à 8,5 % de moyenne et des passages à 20 %), à l’occasion de la 11ème étape Albertville – la Toussuire (avec auparavant les montées des cols de la Madeleine, de la Croix de Fer et du Mollard), et pour la 17ème étape entre Bagnères-de-Luchon et Peyragudes, avec le les cols de Menté et des Ares, le port de Balès et le col de Peyresourde précédant la montée finale. Le redoutable col du Gand Colombier (Ain), avec ses 17,4 km à 7,1 %, sera escaladé pour la première fois par le Tour, lors de la 10ème étape entre Mâcon et Bellegarde-sur-Valserine. Mais avec son sommet placé à plus de 40 km de l’arrivée, il n’est pas certain qu’il soit le théâtre d’explications musclées entre les favoris.
En regardant le parcours de plus près, les Alpes apparaissent vraiment comme le parent pauvre de ce Tour 2012. Sur les 25 cols ou côtes et arrivées en altitude classées en deuxième, première ou hors catégorie, seuls 6 se trouvent dans les Alpes (11 dans les Pyrénées, 4 dans le Jura Suisse, 3 dans le Jura Français et 1 dans les Vosges).
L’Australien Cadel Evans apparaît comme le favori à sa propre succession. L’Espagnol Alberto Contador ou de bons rouleurs comme le Britannique Bradley Wiggins, voire le champion du monde du contre-la-montre, l’Allemand Tony Martin, seront ses principaux concurrents. En revanche, les frères luxembourgeois Franck et Andy Schleck, très (trop ?) limités dans le contre-la-montre, auront certainement du mal à tirer leur épingle du jeu.