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Samedi 11 février 2012 - 12:47



Rédhibitoire le grand froid pour le ski ?

   
Sondage créé le 07/02
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 >aérien > vol libre-mercredi 14 janvier 2009

Les Montgolfiades de Praz-sur-Arly en caméra embarquée

Praz-sur-Arly accueillait le week-end dernier les 19èmes Montgolfiades, un événement réunissant une vingtaine de pilotes venus de la France entière pour découvrir la spécificité du vol en montagne dans un site majestueux. Nous avons eu la chance d’embarquer à bord de la montgolfière de Villard-de-Lans, pilotée par Albert Filotti. Récit.


« Pourquoi n’atterririons-nous pas dans ce champ ? », demande Maurice, un confrère de France Culture, à Albert Filotti. « Je voudrais bien, mais les courants aériens en ont décidé autrement », répond le pilote de la montgolfière de Villard-de-Lans, à bord de laquelle nous avons pris place. Alors que nous ne nous trouvons  plus qu’à une dizaine de mètres au-dessus du sol, nous voici obligés de repartir à la conquête d’un champ d’atterrissage où le vent aura l’obligeance de nous amener. Pour notre plus grand plaisir, notre balade entre les massifs du Mont-Blanc et des Aravis va donc se prolonger de quelques minutes…



Le vol en montgolfière représente assurément le pire cauchemar d’un tour opérateur qui souhaite organiser pour un groupe de touristes asiatiques une découverte express du massif du Mont-Blanc. Cette activité est par définition impossible à minuter, et ce d’autant plus en montagne : « La difficulté, c’est d’appréhender l’approche des reliefs et arriver à analyser l’écoulement des courants et du vent qui viennent se poser entre ces reliefs », décode Jo Roulet, directeur des vols sur les Montgolfiades. Plus prosaïquement, on ne dirige pas un ballon de 3800 mètres cubes, pesant 600 kilos avec ses passagers à bord, avec la même précision qu’un parapente. « On se déplace uniquement avec le courant. La seule donnée sur laquelle on peut intervenir, c’est l’altitude. Pour monter, on envoie de l’air chaud – plus léger que l’air froid – à l’aide d’un brûleur de gaz qui fonctionne au propane (nous en avons utilisé 120 litres pour un vol d’une heure et demie, ndlr). Pour descendre, on doit attendre que le ballon se remplisse d’air froid, tout en envoyant un peu d’air chaud pour ralentir la descente », explique Albert Filotti. 

Câbles en titane

Retour en l’air. Nous voici maintenant à près de 2000 mètres d’altitude, soit 1000 mètres au-dessus du sol. Vu d’ici, les gros 4x4 qui traversent le village de Praz-sur-Arly ressemblent à des voitures miniatures, et les passants à des playmobils. C’est alors que notre regard se fixe sur les minuscules câbles – à peine quelques millimètres de diamètre -  qui relient la nacelle à la toile du ballon. Ce n’est pas très épais pour retenir cette embarcation en osier qui pèse à vide 70 kilos, sans compter les bouteilles de gaz et les cinq passagers. « Rassurez-vous, ces câbles sont en titane. Ils peuvent sans problème supporter le poids de deux 4x4 », affirme Albert.

 


Nous voici plus tranquilles. Nous allons pouvoir profiter sereinement du magnifique panorama qui s’offre à nos yeux ébahis.
Le vent nous a finalement portés au-dessus d’un champ situé à quelques centaines de mètres de notre point de départ. La balade s’achève. Il nous faut revenir sur terre, dans tous les sens du terme. Nous n’avons qu’une seule hâte : recommencer.

Martin Léger

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