>ski > Manifestion-mercredi 2 avril 2008
Un millier de participants – en ski, snowboard, monoski, skwal, VTT,etc - sont attendus vendredi 4 avril au départ du Derby de la Meije. C’est dix fois plus qu’à l’occasion de la première édition, en 1989. Malgré cette croissance exponentielle, le Derby a su conserver son esprit originel et continue de rassembler les amoureux du grand ski, de la fête et des rencontres.
On pourrait se contenter de vous dire que le 20ème Derby de la Meije, c’est une course qui va s’élancer du sommet du Dôme de la Lauze, à 3550 mètres d’altitude, pour s’achever aux chalets de Chalvachère, 1800 mètres de dénivelé plus bas. Que le temps à battre sur ce parcours est détenu par Olivier Meynet en 5 minutes et 28 secondes lors de l’édition 2004. Que les concurrents partent par vagues de dix toutes les minutes et qu’ils sont totalement libres du choix de leur itinéraire pour rallier la ligne d’arrivée. Que 1000 euros sont promis à l’homme et à la femme auteurs du meilleur temps scratch… On pourrait…
Oui mais voilà, le Derby de la Meije ne se résume pas à des chiffres. Plus qu’une course, c’est une grande fête de la glisse. Le mieux placé pour nous en parler, c’est encore Sylvain Admirat, créateur de cet événement : « On y retrouve un peu le même état d’esprit que sur le marathon de Paris. Quelque soit le temps que vous mettez pour descendre, vous êtes accueillis en héros lorsque vous franchissez la ligne d’arrivée. Vous êtes complètement carbonisé par l’acide lactique qui s’est accumulé dans vos cuisses depuis le départ, mais vous ressentez une euphorie incomparable ».

Vieux, jeune, skieur, snowboardeur, vététiste, vêtu d’une combinaison aérodynamique moulante ou d’un costume ridicule de marsupilami : difficile de trouver dans une compétition sportive, quelque qu’elle soit, une palette aussi hétéroclite de participants. « Mais tous ont en commun cet amour du grand ski. Il ne faut pas oublier qu’il n’y a aucun artifice lors du Derby : la neige est livrée dans les conditions brutes, et c’est aussi ce qui fait le charme de cet événement », précise Sylvain Admirat.
« Détournement » de participants
Le Derby de la Meije, c’est aussi une multitude de rencontres et d’histoires. « Chaque participant a quelque chose à raconter sur sa course à la fin de la journée. », résume Sylvain Admirat. Ces récits sont parfois étonnants, comme par exemple ceux de Stéphane Tchiknavorian sur ses victoires en 1991 et 1992 : « A mon 2ème Derby (1991), il faisait un brouillard à couper au couteau, mais j’avais bien repéré : en gros dans la pente, je ne voyais rien, mais j’ai pris tout droit tout en comptant dans ma tête, et quand tu trouves ton repère,
Des histoires autour du Derby, les organisateurs en ont aussi des belles à raconter. N’est-ce pas monsieur Admirat ? « Afin d’attirer du monde pour la première édition, en 1989, nous avions « détourné » un car d’un club de ski de Meylan, à côté de Grenoble. Nous leur avions offert le forfait de ski en échange de leur participation à la course », se souvient le fondateur du Derby de la Meije. Nul doute que vous aussi, quelque soit votre niveau et le temps que mettrez cette année, allez alimenter la (belle) histoire de cet événement à part dans l’univers de la glisse.
Martin Léger
Retrouvez toutes les infos pratiques sur www.derbydelameije.com et notre compte-rendu complet de l’édition 2007 en cliquant ici.