
Les compagnies à bas prix se targuent d’être un levier au développement économique des territoires. Mais qu’en est-il vraiment ? La question était au centre d’une des six tables rondes du French Connect, rendez-vous annuel des low cost et des aéroports qui s’est déroulé à Courchevel la semaine dernière. L’étude d’Odit France, réalisée par Setec International en octobre dernier sur les aéroports de Marseille, Nice, Bordeaux, Grenoble et Carcassonne (2 491 passagers étrangers interrogés) pour Odit France arrivait à point nommé ! On y apprend que le montant moyen des dépenses est de 446 € par voyageur. Mais ces recettes ne se concentrent pas forcément sur le territoire d’accueil ! En effet si 79,2 % des passagers de Nice restent sur le département, ce pourcentage tombe à 63 % pour Bordeaux, 62,8 pour Marseille, 57,5 % pour Grenoble et 47,6 % pour Carcassonne. Et la zone géographique ainsi irriguée peut être très large : Grenoble Airport « arrose » ainsi 14 départements, de la Saône-et -Loire (0,3 % des passagers) à l’Herault (0,7), et même la Suisse (1,1 %) et l’on retrouve par ordre décroissant, l’Isère (57,5 %), puis le Rhône (14,1 %), la Haute-Savoie (6,6 %), la Drome (5,7 %) et la Savoie (4,9 %) (1)… Cette étude, qui sortira d’ici un mois, va faire l’objet d’une première formation ouverte aux territoires le 10 juin.
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Photo souvenir pour Eve Monnet, directrice des aéroports de Grenoble et Chambéry, cette année puissances invitantes du 5e French Connect. Ici en compagnie de (de gauche à droite) Christian Delom (Odit France), Régis Hellot (Setec International), Gilles Darriau (Keolis Airport), Georges Becher (Département Isère), Michael Cawley (Ryanair) et Benoît Brunot (Vinci Airport).
(1) Autres départements villégiatures des passagers de Grenoble Airport : les Alpes Maritimes (2,1 %), l’Ain (1,8 %), la Haute-Loire (1,8 %), le Puy-de-Dôme (1,4 %), les Bouches-du-Rhône (1,1 ,%), l’Herault (0,7 %), la Loire (0,7 %), la Saone-et-Loire (0,3 %) et le Vaucluse (0,3)