

Il faudra attendre le 5 novembre prochain pour savoir si le mont Blanc a gagné ou pas en taille, voire s'est tassé depuis septembre 2007, date de la dernière campagne de mesures effectuée par les géomètres-experts de Haute-Savoie. A l'époque, le Toit de l'Europe avait été estimé à 4810,90 m, soit 2,15 mètres de plus en deux ans, altitude record depuis les toutes premières mesures GPS de 2001. Ce week-end des 12 et 13 septembre, une cordée placée sous le signe d'Annecy 2018 et composée de géomètres-experts haut-savoyards, des maires de Chamonix et d'Annecy, de Gilles Bernard, délégué à la candidature de la Venise des Alpes aux Jeux d'hiver de 2018, est allée faire de nouveaux relevés GPS. Supervisés par un expert de Leica Geosystems, ils ont pour objectif de déterminer l'altitude du mont Blanc et de réaliser la modélisation 3D de la calotte glaciaire. Ils permettent de suivire l'impact des variations climatiques sur le sommet de l'Europe. Ces 5e mesures depuis 2001 sont en cours d'analyse.