

Il y a deux ans, le skieur alpin américain Bode Miller s’était déclaré « surpris » que le dopage ne soit pas autorisé dans son sport. Dimanche 18 novembre, dans un entretien accordé au quotidien allemand « Die Welt », le vainqueur de la coupe du monde 2005 a récidivé. "(Autoriser le dopage), c'est juste, car juste, cela veut dire l'égalité des chances pour tout le monde et cela n'a rien à voir avec bon ou mauvais. Si tout est autorisé, c'est juste. Si tout est interdit, c'est juste aussi". Et Miller de citer l’exemple de l’EPO dans le cyclisme pour étayer son raisonnement : « Des coureurs se sont dits: 'On n'a pas tous naturellement le même niveau (d'hématocrite). On va faire ce qu'il faut pour être juste à la limite tolérée. Est-ce que c'est illégal ?' Ce n'est pas différent de quelqu'un qui fait une opération pour corriger sa vue ». L’Américain s’est aussi montré sceptique sur l’efficacité des contrôles anti-dopage : « Le problème est que les contrôles antidopage n'ont rien à voir avec l'équité. (...) Ceux qui veulent se doper y arrivent sans problème et les contrôles antidopage ne servent à rien sinon à gaspiller de l'argent et du temps ».