
>et aussi... > rugby sur neige-jeudi 25 mars 2010Le 18 mars, lendemain de la Saint-Patrick, l’office de tourisme de Peisey-Vallandry a organisé son deuxième tournoi de rugby sur neige. Une trentaine de joueurs se sont affrontés sur un terrain réduit à plus de 2100 mètres d’altitude, dans une ambiance conviviale.

Ici, le terrain n’est pas vert, mais blanc. On joue non pas à quinze contre quinze, mais à quatre contre quatre. Au lieu de durer quarante minutes, les mi-temps s’arrêtent au bout de quatre minutes. Et si des poteaux gonflables ont été dressés de part et d’autre de l’aire de jeu, c’est uniquement pour planter le décor, parce qu’il n’y a ni pénalité, ni transformation, ni drop.
C’est au sommet du télésiège de Peisey-Vallandry, à 2100 mètres d’altitude, au pied de la majestueuse Aiguille Rousse, que s’est tenu le deuxième tournoi de rugby sur neige de la « plus petite station des grandes au cœur de Paradiski », pour reprendre le slogan officiel. « Ce tournoi de rugby sur neige est l’une des animations que nous avons organisées autour du thème de la Saint-Patrick. L’idée, c’est aussi de faire un clin d’œil aux touristes anglo-saxons, qui représentent près de 30 % de la clientèle étrangère séjournant chez nous », rappelle Lionel Fernandez, directeur de l’Office du tourisme.

Il faut pourtant croire que nos amis anglais, irlandais ou écossais avaient trop fêté la Saint-Patrick la veille et avaient encore la gueule de bois, puisque sur les quatre équipes inscrites cette année (soit une trentaine de joueurs, avec les remplaçants), toutes étaient composées de Français. Peut-être fallait-il voir là un présage du grand chelem des Bleus dans le tournoi des 6 Nations, deux jours plus tard…
Echange, partage, challenge et convivialité
Quoi qu’il en soit, ce tournoi s’est déroulé dans une ambiance conviviale, les équipes n’hésitant pas à se mélanger d’un match à l’autre, avec des joueurs et joueuses de tout niveaux. En effet, le rugby sur neige est un jeu mixte, beaucoup moins physique que le rugby traditionnel. « Il n’y a ni mêlée, ni plaquage. Chaque équipe dispose de trois tentatives pour aller marquer un essai. Le jeu s’arrête dès qu’un joueur est touché par son adversaire. Au bout de ces trois tentatives, on rend le ballon à l’adversaire », explique Serge Dunet, ancien joueur international, victorieux de quatre titres de champion de France et de deux Challenges Yves Du Manoir. Aujourd’hui responsable des moins de quinze ans au Comité de rugby de la Savoie – co-organisateur de l’événement – Serge Dunet a officié ce jour-là en tant qu’arbitre.

Pour l’anecdote, sachez que c’est l’équipe « Shin-Gitaï » (« Esprit, corps et technique » en japonais), composée d’anciens judokas de haut niveau de Montmélian, qui s’est imposée. Mais le plus important était ailleurs, comme le rappelle Lionel Fernandez. « Nous, à Peisey-Vallandry, on aime le rugby car il véhicule certaines valeurs communes aux nôtres, telles que l’échange, le partage, le challenge et la convivialité ». Rendez-vous en 2010 pour la troisième édition.
Martin Léger