Mardi 7 octobre 2008 - 09:02
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Une vie au pas de course


 

A 33 ans, Sophie Mc Lean court "pour le plaisir". Cette chamoniarde d'origine anglaise participe au marathon du Mont-Blanc, fin juin, entre ses enfants, ses cours d'infirmière, et les leçons qu'elle donne. Portrait d'une amatrice qui vit au pas de course.

Pas évident de concilier rôle de mère, engagement professionnel et entraînements sportifs ! Et pourtant ! Depuis quelques années, la Chamoniarde d'origine anglaise Sophie Mc Lean a pris pour habitude de courir plusieurs lièvres à la fois. Avec réussite : reçue récemment élève-infirmière, la formatrice en Anglais a terminé 3e femmes, catégorie seniors, lors du premier marathon du Mont-Blanc en 2003, et première chamoniarde lors du cross du Mont-Blanc en 2000. Cette année, même si elle avoue "ne pas pouvoir gagner", Sophie court dans l'optique de "figurer première chamoniarde sur le marathon et finir dans les 10 premières, car, dit-elle, les Russes sont trop fortes !".
Pour la coureuse de Newcastle, la compétition n'est pourtant pas une fin en soi : "Je cours depuis l'âge de 11 ans et la course est un vrai plaisir", affirme-t-elle.
Son programme d'entraînement ? "Il n'est pas très rigoureux", lâche-t-elle. A l'écouter, on serait tenté d'en douter : "Je m'entraîne en grosse partie toute seule, parfois avec une copine. Je sors cinq à six fois par semaine en alternant séances longues, deux fois par semaine, de 2 à 2 h 30 (occasionnellement 4 h), et séances fractionnées constituées de 20 mn d'échauffement et de séquences de 30 secondes ou 3 minutes. Je fais aussi un fartlek par semaine, c'est-à-dire que j'alterne la vitesse et la distance."

Au régime... sportif

Pour "se reposer", Sophie s'accorde des "balades", toujours en courant, de 30 mn à 1h, des séances en salle de musculation, des virées en VTT, ou pratique l'escalade et la natation. L'équitation aussi depuis peu... L'hiver, quand elle ne glisse pas sur ses skis de fond, il lui arrive de chausser ses baskets et de monter, à même la neige damée, jusqu'à La Flégère, sous les yeux béats des touristes en combinaison de ski. Un régime ? "Pas particulièrement : je fais attention à ne pas faire d'excès et je mange des pâtes après un entraînement lourd". Elle a bien essayé une méthode scandinave d'alimentation dissociée pour mieux "stocker les glycogènes dans les muscles" le jour J. Pas vraiment convaincue, elle l'a remisée au placard.
Aujourd'hui, elle a limité le nombre de compétitions annuelles, tourne essentiellement dans la région et se tâte encore pour "l'Ultra Trail du Mont-Blanc le 26 août".
Dans l'immédiat, elle prépare le marathon du 26 juin, a effectué une "grosse sortie", plus d'un mois avant, histoire de "voir le maximum du parcours", qui n'a pourtant plus guère de secrets pour elle. "Par rapport au 1er marathon, le dénivelée positif a doublé. C'est un vrai trail qui part du bois du Bouchet avec une boucle de 18 km à faire sur le plat avant de rejoindre le parcours du cross. A cet endroit, il faut se dépêcher pour ne pas être avec la foule. Ensuite, la montée, notamment de Vallorcine aux Posettes, est très dure. Moi, j'ai un petit souci : ce sont les 700 mètres de dénivelée négative vers Charamillon avant la fin. Il m'est difficile de repartir après une grosse descente". Côté tactique, elle prévoit de "ne pas partir vite. Ma force est dans mon endurance", affirme-t-elle. En 2004, elle a participé au marathon de New-York.

Laurent Gannaz

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