
>ski > Evénement-vendredi 8 janvier 2010
Première station à avoir accueilli et fait la promotion du speed riding, Valfréjus, en Pays de Maurienne, accueille du 11 au 15 janvier, les meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline. Ils vont s’affronter sur un speedcross. Gros spectacle en perspective pour ce challenge inédit !
« Le speedcross, c’est un peu notre descente de Kitzbühel : ça sent bon l’adrénaline ! ». Pour Frank Coupat, fondateur de l’école de speed riding Ataka et organisateur de la Valfréjus Speed Riding Pro, c’est d’abord l’engagement extrême qui caractérise les compétitions de speedcross. Il s’agit en fait d’un boardercross en speed riding : départ à quatre de front sur un parcours agrémenté de divers obstacles, « sauf qu’au lieu d’avoir des bosses artificielles, on doit franchir des obstacles naturels comme des barres rocheuses ». Les deux premiers se qualifient pour le tour suivant.
Principales différences avec le skicross : le dénivelé (plus de 500 mètres pour le speedcross de Valfréjus, contre 300 mètres en moyenne sur un skicross) et la vitesse. Là où les skieurs dépassent rarement les 80 km/h, les speed riders flirtent le plus souvent avec les 120 km/h, soit la vitesse atteinte sur une descente de coupe du monde ! « En plus, les voiles se touchent, font des fermetures. Il n’y a aucune limite dans les contacts avec les autres concurrents, tant qu’on ne les met pas en danger », explique Frank Coupat.
L’extrême cross, derby du speed riding
Outre le speedcross, deux autres épreuves seront au programme de la Valfréjus Speed Riding Pro : l’extrême cross et une compétition « artistique ». L’extrême cross – « inventé il y a cinq hivers par Antoine Montant pour comparer les performances des voiles entre speed riders » - est en fait l’équivalent d’un derby : un départ, une arrivée, aucune trajectoire imposée, le premier en bas a gagné. Quant à la compétition artistique, il s’agit en fait de réaliser en équipe (deux speed riders + un autre qui les filme) la plus belle vidéo. « Ici, c’est plus la synchronisation et l’esthétique qui priment, davantage que le côté kamikaze. Contrairement au freeride, où l’on recherche des lignes un peu extrêmes sur lesquelles on réalise des mouvements techniques simples, pour cette épreuve artistique, le but est de présenter des mouvements recherchés et soignés sur une pente plutôt facile », résume Frank Coupat.
Martin Léger