Du 25 au 27 juillet prochain, la ville olympique résonnera jazz, avec un tout nouveau festival, l’Albertville Jazz Festival. Organisé par l’association Jazzbertville, il ambitionne d’entrer dans la cour des grands. Les explications avec l’enfant du pays, le trompettiste et compositeur Nicolas Folmer, à l’origine du projet, et programmateur de ce temps fort de l’été 2015 à Albertville.

 

actumontagne : Comment est né l’Albertville Jazz Festival ?

Nicolas Folmer : Albertvillois, j’avais envie depuis longtemps de créer un événement musical dans ma ville où je reviens régulièrement et à laquelle je suis très attaché. Avec Raymond Brassoud, correspondant du Dauphiné Libéré, passionné de jazz, nous avons planché sur un projet de festival. A Paris, je suis allé rencontrer François Nowak, le président de la Spédidam, que je connais. Cette société en charge de la perception et de la distribution des droits des artistes-interprètes, aide chaque année plus de 40 000 festivals en France. L’idée d’un festival à Albertville lui a plu. Tout comme à la Ville d’Albertville, désireuse d’étoffer son offre culturelle estivale par un événement de qualité et accessible. Une association a été créée pour organiser le festival, Jazzbertville. Elle est présidée par Raymond. Intégré au Réseau Spédidam qui réunit dix festivals dans l’Hexagone, l’Albertville Jazz Festival bénéficie d’un accompagnement financier de ce partenaire pendant au moins cinq ans (NDLR : le festival peut compter sur une aide de quelque 120 000 euros la première année de la Spédidam, à laquelle s’ajoute une subvention de la commune d’Albertville de 30 000 euros). La Spédidam met aussi à disposition de Jazzbertville, les services d’une équipe de production. Le partenariat avec la Spédidam est très important car il permet au festival de s’inscrire dans la durée.

actumontagne : Vous êtes le programmateur du festival. Sur quels critères avez-vous composé la programmation ?

NF : L’Albertville Jazz Festival veut montrer la grande richesse du répertoire jazz et faire entrer le public néophyte dans son univers. La programmation ne privilégie pas une esthétique particulière. Elle se veut éclectique et festive, offrant aussi une transversalité avec les musiques actuelles, à l’image du concert de Yaël Naïm. Il y aura deux scènes installées au centre d’Albertville, autour de la mairie. Cette unité de lieu devrait permettre de créer une vraie ambiance village (NDLR : un concert aura lieu à Conflans le 26 juillet après-midi). L’après-midi, sur la scène de l’esplanade de l’Hôtel de Ville, le public pourra découvrir gratuitement et en famille, deux formations régionales prometteuses, issues notamment du collectif Bus 21. En soirée, sous le chapiteau, installé sur le parking à proximité du Palais de Justice, place aux artistes internationaux et nationaux : Dee Dee Bridgwater, Agathe Iracema et son jazz quartet, Eric Legnini, XDN In Puls, Yaël Naïm… Une belle affiche qui montre d’entrée l’ambition artistique du festival dont la volonté est de s’inscrire parmi les grandes manifestations estivales de Rhône-Alpes.

Dee Dee Bridgwater, l'une des têtes d'affiche de l'Albertville Jazz Festival ©DR

actumontagne : Vous êtes aussi à l’affiche de cette première édition. Ce n’est pas difficile de changer de casquette sur un festival ?

NF : Pas du tout, car j’y suis habitué ! J’assure la direction artistique de plusieurs festivals, Saveurs Jazz à Segré en Maine-et-Loire ou le WolfiJazz en Alsace, eux-aussi labellisés Réseau Spédidam. L’Albertville Jazz Festival est le quatrième festival dont je signe la programmation. Je suis très content de coiffer ma casquette de musicien et de monter sur scène le premier soir de cette première édition. Le concert s’appuie sur mon dernier album, Horny Tonky, et s’écoute debout en raison de ses influences funk, rock et reggae. La soirée d’ouverture promet d’être très festive !

actumontagne : Vecteur de notoriété pour Albertville, le festival, vous le disiez, est aussi un projet de territoire. Des actions envisagées en dehors du festival lui-même ?

NF : Oui, par exemple, des résidences d’artistes, des concerts décentralisés, en collaboration avec le collectif Bus 21… L’idée c’est vraiment de créer du lien social pendant le festival mais aussi en dehors.

Propos recueillis par Sophie Chanaron

Billetterie en ligne sur www.albertvillejazzfestival.com, places en vente à la Maison du Tourisme du Pays d’Albertville et dans les points de vente habituel. Prix des places de 15 à 30€

photos ©DR

 

 

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