Arc 1950 accueillait du 13 au 16 juillet la deuxième édition des Fééries familiales, consacrées cette année au thème de la magie. Pendant quatre jours, petits et grands ont pu assister à une multitude de spectacles gratuits, assurés par des prestidigitateurs, illusionnistes et autres troupes de rue de grand talent. Reportage.

Yves Marty manie les cartes de façon déconcertante. Il a beau les mélanger dans tous les sens et à toutes les sauces, ce prestidigitateur valenciennois finit toujours par retrouver le roi de carreau choisi au début du tour par un spectateur. Forcément, on se dit qu’il y a une astuce derrière tout ça. Est-ce la tchatche dont fait preuve celui qu’on surnomme « le marchand de rêves » ? Des cartes truquées ? L’aide d’un complice qui se fait passer pour un spectateur lambda ? « Rien de tout ça, répond Yves Marty. Comme le terme de prestidigitateur l’indique, mon métier, c’est d’être habile de mes mains et de mes doigts. Il faut donc travailler cette dextérité au minimum quinze minutes par jour. Parfois, cet entraînement peut prendre de cinq à six heures.» Malgré l’important travail nécessaire en amont, le numéro d’Yves (et de son acolyte Philippe Hubert) dépasse le simple cadre de la performance technique. L’humour et le don de raconter des histoires pour faire rêver les gens comptent tout autant dans la réussite de la prestation.

Des commerçants généreux

S’ils n’utilisent pas des jeux de cartes ou des cordelettes pour leurs tours, mais plutôt des lapins, des renards et des colombes, Chris & Rick s’appuient eux aussi sur le rêve et l’humour pour captiver l’attention des spectateurs. Ces derniers sont sollicités en permanence par ce duo  habitué de l’émission  « Le plus grand cabaret du monde » : qui pour couper leur propre cravate ( ! ) pour permettre à nos illusionnistes de la reconstituer, qui pour cuisiner une omelette aux bagues, qui, après trois coups de baguette magique, se transforme en colombes aux pattes desquelles pendent des rubans avec les bagues en question !

En se promenant dans les rues d’Arc 1950 pendant ces Fééries familiales, on pouvait aussi tomber nez à nez avec des jokers ou des sorcières, s’extasier devant le souffle et la créativité d’un sculpteur de ballons de baudruche ou s’essayer à l’un des nombreux jeux en bois (dames, jeux de palets, roue musicale, etc) amenés par l’association Festijeux.

A noter que tous ces spectacles et animations étaient gratuits ! « Proposer chaque semaine des animations gratuites à nos visiteurs, afin que le village soit en permanence très vivant, fait partie de la politique de la station », explique Jean-Marc Silva, directeur de la station. Et d’ajouter : « Ce sont les commerçants de la station qui ont cotisé pour financer cette deuxième édition des Féeries familiales, qui ont coûté environ 100 000 euros au total. » Mais c’est bien connu : quand on aime, on ne compte pas.

Martin Léger

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