Actumontagne.com a rencontré la harpiste Christine Icart, créatrice et directrice artistique des Rencontres musicales, dont la 13e édition démarre mercredi 7 juillet à Albertville, et se poursuit jusqu’au 29 juillet.

actumontagne.com : Comment se présente cette 13e édition ?
Ecoutez, très bien ! Nous ne ressentons pas de morosité, malgré la crise. Nous positivons, surtout après le grand succès rencontré par nos Quartiers d’hiver, qui proposent tout au long de l’année, des concerts et des actions d’éducation artistique à destination de tous les publics, et notamment les scolaires.

actumontagne.com : Votre pari de faire le choix de la diversité musicale a donc réussi?
Tout a fait ! Les Rencontres musicales ont fait le choix de ne pas s’enfermer dans la seule musique classique mais de jouer plutôt la carte de l’éclectisme en misant sur trois esthétiques : le classique, la musique tradtionnelle et le jazz. C’est un équilibre que j’ai envie d’avoir et qui a trouvé l’adhésion du public.

actumontagne.com : L’édition 2010 propose-t-elle un thème particulier ?
Non, la programmation des Rencontres ne s’articule jamais autour d’un thème. Nous fonctionnons aux coups de coeur pour des artistes. Chaque soirée est donc unique. Et si des artistes reviennent, ils le font à chaque fois dans une formation différente. Nous souhaitons aussi surprendre notre auditoire et lui faire découvrir d’autres cultures. Cette année, il va pouvoir entendre pour la première fois aux Rencontres de la musique brésilienne (Orquestra Do Fuba, le 7 juillet à Albertville), des polyphonies sardes à capella (Cuncordu e Tenore de orosei, le 19 juillet à La Rochette) ou encore de la musique traditionnelle russe, en clin d’oeil à l’année de la Russie en France (Tchaika-Dromenca, le 18 juillet à Albertville).


 

 

actumontagne.com : Et côté classique, les mélomanes seront-ils comblés ?
Je le pense, avec notamment le trio Michel Portal à la clarinette, Emmanuelle Bertrand au violoncelle et Pascal Amoyel au piano, trois artistes de renommée internationale (le 15 juillet à Albertville). De même, nous accueillons le guitariste classique Emmanuel Rossfelder, vainqueur de nombreux concours internationaux, victoire de la musique classique en 2004 (le 12 juillet à Tours-en-Savoie), un autre grand moment de musique.

actumontagne.com : En été, n’y a-t-il pas trop de festivals de musique en Savoie ?
Ecoutez, non. Je trouve génial que la musique soit aussi présente sur un territoire. Chacun a su trouver sa place et son public. Pendant plusieurs années, les Rencontres ont été opposées au festival de Tarentaise, dédié lui à la musique et à l’art baroque. Or, nous avons chacun un positionnement et un répertoire bien différent. Si parfois dans le passé nos programmations se sont chevauchées, désormais, chacune a retrouvé son calendrier initial, juillet pour les Rencontres, août pour le festival de Tarentaise, pour le plus grand bonheur des mélomanes !
Propos recueillis par Sophie Chanaron

 

 

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