Une saison 2016-2017 exceptionnelle au musée de Grenoble ! En effet, ce n’est pas une, mais deux expositions autour d’artistes majeurs qui sont programmées. Vassily Kandinsky (1866-1944) cet automne et Henri Fantin-Latour (1836-1904) au printemps prochain, investissent successivement les lieux. L’occasion de découvrir une période méconnue pour le premier, et la vaste palette du second, qui, rappelons-le, a vécu les cinq premières années de sa vie dans la capitale des Alpes.

Du 29 octobre au 29 janvier, c’est donc l’inventeur de l’art abstrait, Vassily Kandinsky (1866-1944) qui fait l’événement de la rentrée au Musée de Grenoble. « Nous avons choisi de nous intéresser à sa période parisienne, la moins connue du grand public », explique Guy Tosatto, le directeur du musée. « Depuis 1972 et l’exposition au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, aucune autre manifestation en France n’avait été consacrée spécifiquement à cette ultime phase de l’oeuvre de Kandinsky. Or, la recherche a beaucoup avancé sur ses dernières années de création ». A ce titre, l’exposition grenobloise, réalisée en partenariat avec le Centre Georges Pompidou, fera date. Le parcours chronologique présente 70 oeuvres de Kandinsky, principalement prêtées par le Musée national d’art moderne -Centre Georges Pompidou. Avec le musée Guggenheim de New York, c’est l’institution qui possède la plus grande collection du peintre d’origine russe.

Vassily Kandinsky, Bleu de ciel, 1940 © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN Grand Palais / Philippe Migeat
Kandinsky, Les années parisiennes (1933-1944) témoigne d’une période qualifiée de grande synthèse et qui voit l’artiste, considéré comme « dégénéré » par les Nazis, s’exiler à Paris et se replier à l’intérieur de lui-même, pour échapper à la réalité de la guerre. Il livre alors des tableaux à l’univers coloré et aux motifs biomorphiques, « véritables hymne à la vie » en ces temps troublés.
Cette exposition-événement donne le coup d’envoi des festivités célébrant en 2017 les 40 ans du centre Geogres Pompidou. Elle bénéficie par ailleurs, du label Exposition d’intérêt national du ministère de la Culture et de la Communication.

Fantin-Latour aujourd’hui méconnu dans sa ville natale
En mars, c’est un enfant du pays qui prendra la suite de Kandinsky au musée de Grenoble ! Du 18 mars au 18 juin, l’institution grenobloise va en effet accueillir la première rétrospective consacrée depuis 1982 au peintre d’origine dauphinoise, Henri Fantin-Latour. Actuellement présentée au musée du Luxembourg à Paris, A fleur de peau, exposition chrono-thématique, s’attache à montrer quel artiste singulier et inclassable était cette figure de la peinture du XIXe siècle. Spécialiste des portraits, des natures mortes et des compositions de genre, Fantin-Latour ne s’est s’enfermé dans aucun style, passant du réalisme au symbolisme (mais pas par l’impressionnisme auquel il n’adhère pas). L’exposition sera l’occasion pour les Grenoblois de (re)découvrir cet artiste, dont le nom évoque aujourd’hui plus une rue, un lycée ou un restaurant gastronomique !

Henri Fantin-Latour, Capucines doubles, 1880 © Victoria and Albert Museum,
De nombreuses animations (visites guidées, conférences, ateliers…) accompagneront ces deux expositions majeures présentées dans la capitale des Alpes. Vous l’aurez compris, c’est LA saison pour s’abonner au Musée de Grenoble (18€ l’année), et ainsi profiter gratuitement des événements autour ! Et rappelons que pour les -26 ans, l’entrée au musée est gratuite, tout comme la participation aux animations. Une volonté de la ville de démocratiser l’accès à la culture et de diversifier le public du musée.

 

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