Du 30 novembre au 4 décembre, Autrans accueille la 28ème édition de son Festival international du film de montagne. L’événement confirme sa volonté de mettre en avant une multitude de regards sur la montagne, avec parmi les nouveautés 2011 la projection de films d’animation.


Autrans, encore un festival qui s’adresse à un microcosme de montagnards locaux férus d’alpinisme ? Certainement pas, répond Mireille Chiocca, directrice du Festival : « Aujourd’hui, l’événement a créé un véritable produit touristique pour la commune d’Autrans. C’est l’aventure de tout un village, avec plus d’une centaine de bénévoles, âgés de 17 à plus de 80 ans, qui œuvrent toute l’année pour son bon déroulement. Ça crée du lien social. De plus en plus de gens viennent passer une semaine de vacances pendant le Festival. Nous avons déjà reçu plus de 1000 demandes de programme de cette édition 2011. Et il faut aussi savoir que le Festival d’Autrans fait du hors les murs toute l’année un peu partout en France, avec des séances à Die, Montpellier, Voiron, Pau, Lyon, Toulouse, Strasbourg,etc. »


La programmation même de l’événement tend à démontrer sa volonté d’ouverture. Fictions, documentaires ou pour la première fois cette année des films d’animations – dont l’hilarant « Gypaetus Helveticus », du Suisse Marcel Barelli, qui porte un regard à la fois réaliste, mais empreint de deuxième degré, sur les raisons de la disparition du gypaète barbu en Suisse – il y en a vraiment pour tous les goûts. De l’alpinisme au ski, en passant par la montgolfière ou l’apprentissage du vol à des oiseaux nés en captivité, de multiples facettes de la montagne sont abordées à travers les œuvres projetées lors de ce 28ème Festival d’Autrans. « Il ne s’agit pas seulement de montrer une montagne sportive, mais une montagne où les gens vivent », résume Mireille Chiocca.

Un Père Noël méchant !

Pour cette édition 2011, le public pourra découvrir de véritables aventures humaines, souvent émouvantes, à l’image de « Le cœur des uns, les yeux des autres, la montagne en partage », un film qui raconte les randonnées organisées pour des aveugles par l’association GTA Handic’Alpes. Ou encore « Summer Pastures », un documentaire sur une famille de nomades chinois qui élève des yaks au Sichuan, entre tradition et modernité. Autre moment fort de ce festival, « Mount Saint Elias », qui retrace l’histoire de trois alpinistes qui ont réussi la plus longue descente à ski de l’histoire, après une première tentative dramatique s’étant soldée par la mort de l’un de leurs compagnons de cordée. L’avant-première de « Premiers à l’Everest », qui a suivi en 2009 une expédition partie pour savoir si les Britanniques Mallory et Irvine sont réellement parvenus à gravir la plus haute montagne du monde, est aussi très attendue.


Parmi les fictions proposées, il est fort à parier que le public ne sera pas indifférent à « Rare Exports – The Christmas Case », un film finlandais totalement déjanté avec en héros un Père Noël méchant qui enlève des enfants !
En marge des projections officielles, le Festival d’Autrans continue son « off » avec les Bobines de l’Extrême, où ce sont essentiellement des films de glisse (freeride et freestyle), amateurs ou pros, qui sont à l’honneur. Tables rondes et débats sur l’imaginaire de la montagne et sur le rôle de la forêt dans la montagne, rencontres avec des écrivains, initiation aux sports extrêmes (saut à ski, snowkite et slackline) ou encore 4ème édition du Festitrail, une course à pied dans la neige (ou pas) sont également au programme de ce 28ème Festival international du film de montagne d’Autrans. « Il y a une véritable complémentarité entre les projections et toutes les activités et animations organisées en marge des films. Ça contribue largement à pérenniser l’événement », conclut Gabriel Tatin, maire d’Autrans.

Martin Léger

Plus d’infos sur www.festival-autrans.com

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