Dans le cadre de la foire agricole, Les Contamines accueillent la rencontre la plus importante de France de mûletiers avec Mules, Mulets et Traditions, le 6 septembre prochain. Rendez-vous au parc nordique pour découvrir cet équidé que ses promoteurs présentent comme une alternative possible aux engins à moteur en montagne sur certaines tâches, comme par exemple le transport de matériels  ou les labours. C’est aussi un bon compagnon pour les randonneurs, en rien conforme à sa réputation.

Têtu, borné et peu sympathique le mulet ? Tout le contraire affirment les passionnés, qui se mobilisent pour que cet animal hybride et stérile, issu d’un croisement entre une jument et un âne, soit de nouveau reconnu et utilisé en montagne où son usage était très répandu jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Selon Adolphe Guénon, officier vétérinaire dans l’armée française, auteur en 1899 de La grande histoire du mulet, rend hommage à cet équidé, à la fois monture, et porteur hors pair. « Si le mulet est le vaisseau du désert, alors le mulet est le vaisseau des montagnes » !, écrivit-il.

Des mules pour remplacer les engins à moteur sur certaines tâches ? On dit oui !

Pour faire remonter sa cote auprès des professionnels de la montagne comme des touristes, les muletiers comptent sur l’événement Mules, mulets et traditions aux Contamines le 6 septembre au parc nordique. L’occasion de faire tomber quelques clichés sur cet animal, qui, selon un adage, « marche comme un cheval, tire comme un boeuf et mange comme un âne ». En clair, il allie la frugalité, la longévité et la placidité de l’âne, à la corpulence du cheval. « C’est aussi un animal câlin », affirme en plus le muletier Francis Callamard, dont la famille est dans le métier depuis 4 générations aux Contamines. « Si la mule s’arrête et ne veut plus avancer, c’est qu’il y a danger pour elle, le sentier est trop étroit ou le chemin n’est pas praticable », souligne celui qui, en été, utilisent les mules pour porter les bagages et la nourriture des randonneurs. Ses équidés participent aussi aux travaux agricoles, bardage du bois ou labours, et l’hiver, ils tirent avec bonhommie des calèches pour le bonheur des hôtes de la station.

Le 6 septembre aux Contamines, les muletiers et éleveurs présents, tenteront de convaincre les professionnels de la montagne d’envisager le mulet comme une alternative durable aux engins en montagne pour le ravitaillement des refuges ou des établissements d’altitude, le portage des matériaux. Au programme, présentation des différentes utilisations de l’animal, défilé de plus de 50 mules et mulets, et concours modèles et allures pour observer les différentes caractéristiques de chaque espèce.

 

- Advertisement -