Les huitièmes Rencontres de la Haute-Romanche ont lieu à La Grave et à Villar-d’Arène, du 27 juillet au 15 août. L’occasion de déguster, dans des lieux improbables, les spectacles d’artistes venus en résidence. Interview du fondateur de cet événement, Yves Grenier.

actumontagne.com: Comment sont nées les Rencontres de la Haute-Romanche ?
Yves Grenier : Je suis parti de toutes les contraintes des villages de La Grave et Villar-d’Arène : pas de salle de spectacle, le froid le soir car on est en altitude, des habitants qui n’ont jamais été au théâtre. En tenant compte de tout cela, j’ai voulu amener des gens au spectacle. Et ça marche, ils viennent et reviennent !
Je tiens à souligner que ce n’est pas le énième festival de la région, mais un investissement du canton dans toutes ses dimensions :  sociologique, patrimoniale, géographique. En amont des Rencontres, les artistes viennent en résidence deux ou trois semaines, pour s’imprégner du territoire. Les spectacles du 27 juillet au 15 août ne représentent que la partie visible de tout ce travail, le rendu final, dans des genres artistiques différents.
La proximité des artistes, des habitants et du public est l’un des moteurs de cet événement. Ce sont donc des spectacles professionnels, mais présentés de façon non traditionnelle, dans des lieux inhabituels : grange, gîte, bar, mairie, hôtel…

actumontagne.com :  Concrètement, pouvez-vous nous citer quelques uns des spectacles présentés ?
Yves Grenier : Sept compagnies sont invitées, parmi lesquelles le Luca théâtre, qui présente un texte poétique de Blaise Cendrars, L’Or. La compagnie Reveïda a élaboré une chorégraphie  sombre, sarcastique  et  poétique, un mélange  de danse, de musique  électro  et de projections vidéos. Le peintre Lydie Lapalud expose ses toiles aux tons pastels, presque venues d’un songe.
Il faut aussi citer un concert qui m’amuse beaucoup, du groupe marseillais Quartiers Nord. C’est du rock revisité avec des textes et un humour marseillais. La soirée se finit par un bal populaire.

actumontagne Dauphiné :  En quoi consistent les soirées Freestyle ?
Yves Grenier : Elles représentent un clin d’œil au fait que nous sommes dans l’un des royaumes du freestyle. Ce sont des rencontres entre artistes professionnels et amateurs. Ainsi, l’année dernière, un guide de haute montagne a organisé un défilé de majorettes en chaussures de ski, sur une musique de professionnels des Rencontres, très amusés par le spectacle.  Ils sont quarante à cinquante artistes anonymes (accompagnateurs, cuisiniers, instituteurs, agriculteurs, restaurateurs, hôteliers,  commerçants, moniteurs, touristes, serveurs, mécaniciens, maraîchers …) à se découvrir chaque année des talents insoupçonnés. Surprise et humour sont donc souvent au programme de ces soirées Freestyle.
Propos recueillis par Jeanne Palay
Tarifs : 10 € pour les adultes et 5 € pour les enfants jusqu’à 12 ans.
OT de la Meije: 04 76 79 90 05.

 

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