Petit frère du festival Groland de Quend, créé par l’équipe de l’émission éponyme de Canal plus, Grolleandski propose du 25 au 27 février aux Houches, une sélection de films engagés à l’humour décapant. Pour rire, mais aussi réfléchir après la glisse !


 

Grolleandski est né de la rencontre entre l’équipe de Groland, l’émission culte de Canal Plus et celle du Cinébus des Houches, circuit de cinéma itinérant.  «Nous avions été consultés par l’équipe de Groland pour des prestations techniques, et de fil en aiguille, l’idée de créer un pendant hivernal au festival Groland de Quend, s’est dessinée», explique Gilles Pavot, l’un des bénévoles houchards de Cinébus. Créé en 2005 dans la petite cité balnéaire de Quend, en Picardie, cet événement est une parodie déjantée des grands festivals de cinéma, avec une sélection de films indépendants des grands circuits de distribution, avec des «pipoles» grand guignolesques, et des rencontres improbables et décapantes. Le tout dans un esprit tantôt potache, tantôt trash, cher à l’émission de Canal Plus lancée en 1992*.
C’est cet humour décalé que Les Houches entendent importer pendant trois jours dans la station. Il ne s’agit pas de faire un festival du film d’humour de plus, mais bel et bien de créer un événement iconoclaste qui permette aux vacanciers, comme aux habitants de la vallée de Chamonix, de découvrir ou redécouvrir des œuvres loufoques, politiquement incorrectes et souvent inclassables ! Si l’émission de télévision peut parfois choquer les oreilles des plus jeunes, la programmation de Grolleandski devrait néanmoins coller au public plutôt familial de la station.


 

Six films iconoclastes
Six films ont été retenus par les organisateurs du festival. Les plus grand public d’entre eux ? Incontestablement J’irai dormir à Hollywood d’Antoine de Maximy, qui raconte les pérégrinations nord-américaines du globe-trotter de l’émission de France 5 J’irai dormir chez vous, et Louise Michel de Benoît Delépine et Gustav Kervern, avec Yolande Moreau. Sortie fin 2008, cette satire sociale, raccord avec l’actualité (un patron délocalise en catimini son atelier de production), rencontre un vrai succès en salle. Les quatre autres œuvres choisies par l’équipe de ce nouveau festival sont elles plus déjantées et radicales. Mais tout aussi jubilatoires pour les aficionados de l’humour grolandais ! Aaltra, une réalisation de Benoît Delépine et Gustav Kervern de 2004, est une sorte de road-movie en fauteuil roulant grinçant, idem pour Cavaliers faciles de Pascal Rabaté, auteur de BD, épopée de deux frères dans les confins du Pays de la Loire…  Paulo Anarkao de Gérald Touillon, prix Michaël Kael au dernier festival de Quend et Choron Dernière de Pierre Carle et Eric Martin, portrait haut en couleurs du fondateur d’Hara Kiri et Charlie Hebdo, devraient ravir les adeptes de l’humour bête et méchant !« Il y aura des animations surprises, des projections en plein air, des expos, des figures de l’émission Groland», précise encore Gilles Pavot qui compte bien pérenniser le festival si le public est au rendez-vous. Viendez, selon l’expression consacrée par les Grolandais !
Sophie Chanaron

* Groland Magzine, tous les samedis à 20h20 sur Canal Plus

 

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