Le Muséum d’histoire naturelle de Grenoble consacre son exposition temporaire à la question du paysage et aux différents sens qu’il recouvre. Une réflexion déclinée en sept espaces au sein de l’Orangerie.

La nouvelle exposition temporaire du Muséum d’histoire naturelle de Grenoble, intitulée Paysage, regards croisés, réunit en un lieu unique, l’Orangerie, différentes perceptions du mot paysage. Selon que l’on est peintre, plasticien, géologue, géographe, aménageur, historien ou encore photographe, sa lecture et son interprétation changent. C’est cela qu’Armand Fayard, le conservateur du Muséum et son équipe, ont souhaité montré à travers les 300 m² d’exposition qui sont consacrés à ce thème. De la vision des êtres vivants tels l’abeille ou le lynx aux paysages explorés par les sondes spatiales en passant par la vision sensible de quatorze personnalités dont Alain Bougrain-Dubourg ou Claude Dautrey du Parc national des Ecrins, l’exposition invite le visiteur à s’interroger sur le paysage dans ses dimensions culturelles, sociales, économiques, symboliques. «Mais l’exposition du Muséum n’est que le noyau d’une manifestation beaucoup plus vaste impliquant quelque 25 organismes institutionnels et associatifs avec lesquels des ateliers, des débats, des conférences, des sorties sur le terrain seront organisés jusqu’en décembre prochain", souligne Armand Fayard.

 Gustave Doré Lac en Ecosse (Muséum d’histoire naturelle de Grenoble)

Sept espaces déclinés

Paysage, regards croisés débute dès les abords du Muséum par des installations de la plasticienne Monique Deyres. Des clins d’oeil au mot paysage auxquels même Eulalie, la mascotte des lieux, n’échappe pas !
L’artiste signe également un splendide rideau, «Mémoire vive", superbe mise en bouche de l’exposition qui décline ensuite sept espaces dans lesquels Grenoble et ses environs occupent une place prépondérante. A voir les différentes représentations de Grenoble au fil des siècles à travers des documents rares, empruntés à diverses institutions ainsi que le travail de modélisation effectué par l’ONF du lac de Luitel et sa tourbière, première réserve créée en France, qui permet au visiteur de s’y promener au passé, au présent et au futur.

Jusqu’au 31 décembre
Entrée gratuite.
www.museum-grenoble.fr

photo de une : Armand Fayard, le conservateur en chef du Muséum, commente l’exposition Paysage : regards croisés