Jusqu’au 5 novembre, la 9e édition de Saveurs d’automne, organisée par la Fondation Facim permet d’aller découvrir les secrets des traditions culinaires dans les vallées de Maurienne, de Tarentaise, du Beaufortain et du Val d’Arly. Questions à Raphaël Excoffier, guide-conférencier, qui coordonne le programme.

Quels sont les ingrédients qui font le succès des Saveurs d’automne ?
Raphaël Excoffier : L’événement s’articule au départ autour de la Semaine du goût, avec la volonté de toucher tous les publics, scolaires, locaux, vacanciers, à travers différents formats : rencontres avec les producteurs, conférence, repas partagé, atelier de cuisine. Cette année nous avons particulièrement mis en avant les producteurs et notamment les viticulteurs et la viniculture. Ce vendredi soir, 21 octobre, une conférence en image avec dégustation gourmande, est proposée au caveau des Augustins à Saint-Pierre-d’Albigny et la semaine prochaine. Le 5 novembre, une balade commentée et gourmande aura lieu entre fort et vignes, au domaine viticole Le Sarto du Bec à Aiton. Il y aura aussi une séquence musicale avec une violoncelliste.

actumontagne : L’opération vise à montrer la variété de la cuisine savoyarde, trop souvent réduites à des spécialités fromagères ?
RE
: Le patrimoine culinaire savoyard est effectivement très riche par son territoire contrasté : lacs, alpages, hauts sommets permettant de cultiver et fabriquer des produits très différents. Les vins sont un bon exemple : la Savoie, pourtant petit territoire vinicole, compte 23 cépages. L’offre en fromage est aussi très importante puisqu’il y 7 AOP et IGP en Savoie, ce qui est exceptionnel en France. La tradition culinaire de la Savoie remonte loin. L’un des plus anciens traités de gastronomie a été écrit par Maître Chiquart, le cuisinier du duc de Savoie Amédée VIII, en 1420. Il faut dire que ce territoire a été de tout temps une zone de passage et d’échanges commerciaux majeurs, avec des flux de marchandises provenant de la Vallée du Rhône et des cols alpins. Cela a fortement influencé ses modes de consommation et notamment sa cuisine.

actumontagne : Quel est le public de Saveurs d’automne ?
RE
: C’est un public que l’on retrouve beaucoup d’une année sur l’autre. Il vient chercher des moments privilégiés avec des producteurs et des restaurateurs. Sur le secteur de la Tarentaise, nous avons aussi les curistes de Brides-les-Bains et de Salins. Le public est globalement de proximité et de la région Rhône-Alpes.

actumontagne : Pour ceux qui ne peuvent participer à Saveurs d’automne, d’autres occasions d’étoffer ses connaissances culinaires et ravir son palais ?
RE : Absolument. Saveurs d’automne s’intègre dans la thématique Voyage autour de la table que propose la Fondation Facim en saison et en station. Ces animations rencontrent beaucoup de succès. Le programme hivernal 2017 est en cours d’élaboration. Il devrait être prêt courant novembre. A consulter sur le site Internet de la Fondation.

actumontagne : Pas de grand chef pour accroître la notoriété de Saveurs d’automne ?
RE : Nous aimerions associer un grand chef à l’événement mais, à cette époque de l’année, les chefs savoyards ne sont pas forcément disponibles car en promotion d’avant-saison, en vacances ou exerçant dans des établissements hors région à l’automne. Mais nous allons trouver !

 

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