Cet hiver, quatre nouveaux hôtels-clubs montagne font leur apparition dans le catalogue hiver de Belambra. Situés à Tignes, à La Plagne, à Arc 1600 et à Morzine, ils ont été rachetés par  Caravelle, l’actionnaire principal du numéro 1 des clubs-vacances en France (ex-VVF Vacances). Les raisons de cette montée en puissance à la neige avec Sylvain Caucheteux, le directeur marketing et commercial.

Quels établissements avez-vous rachetés et à qui ?
Le Diva à Tignes, Le Terra Nova à La Plagne, Le Viking à Morzine et La Cachette (longtemps dans la chaîne Paladien Nouvelles Frontières) à Arc 1600, exploités depuis une dizaine d’années par la filiale anglaise de TUI, Hôtels et Altitude, et commercialisés essentiellement en Grande-Bretagne par le biais de Cristal. Nous connaissions bien ces établissements implantés dans des stations premium, et pensions qu’ils correspondaient parfaitement à notre volonté de nous renforcer sur le produit club neige. TUI UK ne se désengage pas totalement puisqu’un accord leur permet de disposer de stocks pour leur clientèle britannique.

Syvlain Caucheteux, directeur marketing et commercial de Belambra

Remplacent-ils les quatre établissements dont vous vous êtes séparés par ailleurs ?
Pas du tout. Nous avons vendu quatre résidences de tourisme qui ne correspondaient plus à notre modèle et brouillaient notre image club dans les Alpes. Le positionnement de Belambra depuis la création de la marque en 2009, c’est le club-vacances. Nous avons rénové toutes nos destinations montagne, au nombre de 14 aujourd’hui. En nous séparant de ces quatre résidences, au demeurant de qualité, nous harmonisons notre parc d’hébergements. Avec l’acquisition des trois établissements situés en Tarentaise et de celui de Morzine, nous augmentons par de 50% notre offre à la neige.

Comment se porte la formule hôtel-club à la neige ?
Très bien et elle se renforce. Les clients sont revenus des formules en résidence de tourisme. Il y a un vrai regain des produits avec du service pour la clientèle familiale ou les jeunes adultes urbains. Et Belambra est la seule marque premium en France, ciblant une clientèle CSP+, qui était celle du Club Med il y a une dizaine d’années. Ce dernier se positionne clairement sur le segment du luxe et vise la clientèle internationale.

Le Diva à Tignes © Manu Reyboz

Quels sont les services phares de Belambra ?
Dans nos quatre nouveaux sites, dans la mesure où nous avons un partenariat fort avec TUI UK, nous mettons en place pour la première fois des clubs qui sont totalement bilingues. Il y aura des encadrants francophones et des encadrants anglophones. On réfléchit d’ailleurs à la manière dont on pourrait faire faire de l’anglais aux petits Français en séjour chez nous. Sous forme de stages linguistiques avant tout ludiques par exemple. Nos hôtels-clubs accueillent les enfants dès 3 ans, et ça, c’est rare. Notre clientèle vient chez nous entre autres pour ce service-là.

D’autres achats en montagne sont-ils envisagés ?
Nous voulons vraiment nous déployer sur la neige et en altitude. Nous sommes candidats au rachat d’établissements dans des stations où Belambra n’est pas encore implanté. Nous étudions d’ailleurs actuellement des offres, mais n’excluons pas de créer des sites ex-nihilo.

Propos recueillis par Sophie Chanaron

 

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