Démarche originale pour la station d’Autrans. Elle lance un appel à projets pour redynamiser son offre de loisirs d’été en vue de la saison 2014. Les candidats ont jusqu’au 13 septembre pour déposer leurs dossiers relatifs à l’exploitation de six sites touristiques sélectionnés. Pas d’à-priori sur les activités envisagées -à l’exception des loisirs motorisés-, mais prime à l’innovation.

C’est à partir des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 que la commune d’Autrans a fait du tourisme l’un des fers de lance de son économie. Cet événement planétaire a changé le cours de sa vie pastorale. Tout en gardant son côté village de montagne, Autrans s’est doté d’importantes infrastructures à l’époque, mais aussi plus tard, avec le développement d’équipements pour la saison d’été, de plus en plus cruciale pour l’équilibre touristique de la commune : piscine, tennis ou encore parc acrobatique forestier sont venus compléter l’offre existante. La station a d’ailleurs fait partie des pionnières sur le créneau des parcours dans les arbres, avec l’ouverture dès 1997, du 2e Aventure Parc français. Un parcours qui a fait les beaux jours de la station pendant 15 ans, mais est aujourd’hui fermé. « Nous sommes confrontés au vieillissement de nos équipements, notamment la piscine qui date des années 80, ou encore le parc acrobatique forestier», explique Gabriel Tatin, le maire d’Autrans. «De même, certaines activités ont disparu. Or pour rester attractive l’été, notre destination doit redynamiser son offre de loisirs».

Le hic, c’est que la commune, doit faire face à de fortes charges sur l’hiver avec le ski nordique, dont elle est un site phare dans les Alpes, et le ski alpin sur lequel elle a beaucoup investi ces cinq dernières années. Autrans ne dispose donc pas de moyens financiers suffisants pour donner, seule, un nouvel élan à sa saison estivale. Elle compte donc sur l’appui de partenaires privés pour redéployer des activités sur son territoire. Pour cela, elle lance un appel à projets novateurs, opérationnels pour l’été 2014.

Gabriel Tatin et Benoit Lafare

Avec l’appui du bureau d’études Alterespaces, elle a élaboré un dossier de candidature dans lequel les porteurs de projets trouveront un descriptif des six sites potentiels où les activités pourraient être développées : Les Prés de Gève, La Sure, Le Belvédère de la Quoi, Les tremplins, le Claret, la Maison des sports et ses abords. Six sites très différents les uns des autres. « A vous d’imaginer ce que vous pouvez-en faire », a lancé Benoît Lafare, le directeur de la station aux socio-professionnels présents lors du coup d’envoi de la démarche, à la CCI de Grenoble. « Nous sommes très ouverts. La démarche habituelle consiste d’abord à sélectionner des activités, et ensuite de trouver les prestataires. Nous, nous faisons l’inverse. Nous demandons aux professionnels de suggérer des activités compatibles avec l’ADN de notre station-village et qui soient aussi novatrices, et ensuite nous sélectionnerons les projets », poursuit le directeur de la station, qui reste tout de même assez flou sur le cadre administratif que ces partenariats pourraient prendre. « On verra en fonction des projets quels contrats conviendront, nous sommes là encore très à l’écoute ».
Les responsables de la station ont également écarté les aides financières directes, mais ont en revanche assuré les candidats de leur soutien et leur parrainage dans les démarches administratives pour aller cherchez des financements. «Il faut considérer la commune comme une facilitatrice des projets qui pourraient rentrer dans le cadre des Contrats de Développement diversifié du Conseil général de l’Isère », a indiqué le maire, soulignant le potentiel touristique de la commune iséroise dont le taux de remplissage estival avoisine 75%. Une destination montagne proche des grandes agglomérations (Grenoble, Lyon et Valence), très nature, très prisée des familles et qui convient autant aux fans d’exercices qu’aux contemplatifs de tous âges.
Sophie Chanaron

Bientôt une salle de congrès
Longtemps dans les cartons, la salle de congrès de 400 places du village vacances Cap France/L’Escandille sera livrée en 2014. Ce lieu doit aussi accueillir le futur Centre européen de la montagne, en liaison avec le Festival du film international de montagne.

Photo OT Autrans

- Advertisement -