La cité olympique veut faire valoir auprès du public sa proximité avec les stations de ski. A la clé, des hébergements plus abordables, mais surtout l’opportunité de changer de domaines skiables à volonté. Idéal pour appréhender la diversité de la montagne.

Quels sont les points communs entre Grenoble, Turin et Albertville ? Toutes trois ont été ou seront, hôtes des Jeux olympiques d’hiver mais aucune n’est une station de ski. Leur proximité avec les champs de neige en fait pourtant des points de chute privilégiés pour s’adonner aux sports d’hiver. La cité savoyarde, entend exploiter ce filon et convaincre les fanas de sports d’hiver de poser leurs valises chez elle pour ensuite rayonner en étoile. Ses arguments ne manquent pas. Tout d’abord, elle peut se targuer d’avoir dans un proche périmètre, quelques unes des plus grandes stations d’altitude (Méribel, Courchevel 1850, les Menuires, La Plagne…), des domaines reliés gigantesques (3 Vallées, Paradiski, Espace Diamant…) mais aussi des stations villages (Arêches-Beaufort, Flumet, Pralognan).

Sports et culture

Ce large choix côté glisse se retrouve côté logement. Albertville abrite tous les types d’hébergement, de la chambre d’hôte à l’hôtel de luxe en passant par l’hôtel économique. Enfin, pour qui ne souhaite pas enchaîner quotidiennement les descentes ou en cas de mauvais temps, elle dispose de tous les atouts d’une ville : cinéma, médiathèque, musées, commerces.
Les hébergeurs albertvillois savent qu’ils ont une carte à jouer. Avec le soutien de l’office de tourisme d’Albertville, ils ont noué des relations privilégiées avec les stations voisines du Val d’Arly et du Beaufortain, qui elles aussi ont compris qu’elles avaient tout à y gagner. Des navettes ont été mises en place, des plaquettes d’information distribuées auprès des différentes structures d’hébergement dont les exploitants ont un rôle de prescripteurs indéniables. "C’est pour cela que désormais, en partenariat avec ces stations, nous faisons visiter à notre personnel ces sites avant la saison pour qu’il soit ensuite en mesure de bien conseiller nos clients", explique Frédéric Carbonnel, directeur du Formule 1 dont les 65 chambres sont d’ores et déjà retenues pour toute la durée des vacances d’hiver 2006. A 28 euros la chambre pour trois personnes, il n’y a pas d’équivalent à la ronde !
Mais l’atout prix n’est pas l’unique motivation des touristes qui s’établissent à Albertville. José De Anacléto patron de l’hôtel Million, un 3 étoiles de notoriété internationale, en témoigne. «J’ai moi aussi une clientèle de séjour qui vient pour ma table, certes, mais aussi parce qu’elle skie à Courchevel, à Méribel et à Megève mais qui souhaite par ailleurs découvrir les stations de moyenne montagne, visiter au cours de son séjour Annecy ou le vignoble savoyard». Les adeptes de vacances aux sports d’hiver ont changé : la glisse n’est plus leur seule préoccupation. Et pour Albertville, comme les villes implantées aux pieds des stations, c’est tout bon !
Sophie Chanaron

Nid douillet

Ancienne cadre commerciale, Kathia Excoffon a décidé il y a deux ans de se reconvertir dans le tourisme pour profiter de ses enfants. Propriétaires d’une belle bâtisse 1900 à Albertville, elle et son mari y ont aménagé avec goût trois chambres d’hôtes classées 3 épis. A priori destinées à accueillir les cadres de passage, elles ont très vite intéressé les touristes, souvent étrangers, qui plébiscitent cette formule d’hébergement et leur situation géographique. "Nos clients skient aussi bien en Tarentaise que dans le Beaufortain, le pays du Mont-Blanc ou même l’Italie», explique la jeune femme qui s’éclate dans sa nouvelle activité et a su créer une ambiance "comme à la maison". Et comme elle tient à pratiquer des prix très raisonnables – "la vie est déjà tellement chère aux sports d’hiver !» – ses chambres sont vite prises d’assaut en haute saison.
http://leschambresdepauline.free.fr. Entre 50€ et 60€ petit déj compris.