Cet hiver, Sainte-Foy Tarentaise crée trois zones de freeride sécurisées. Ces espaces dédiés aux skieurs de bon niveau sont aménagés sur le tracé d’anciennes pistes noires, mais restent soumis à la même réglementation qu’une piste balisée "classique".

"Zone de Techniride" et "Zone B off-tracks", tels sont les nouveaux noms des anciennes pistes noires «Morion" et "Crytal Dark". Signe particulier de ces zones ? Elles sont conçues spécialement pour la pratique du freeride… en toute sécurité, puisque comme l’explique Jean-François Limbarinu, responsable des pistes de Sainte-Foy,  "ces espaces seront sécurisés  comme n’importe quelle piste balisée du domaine. Ces zones n’ouvriront que lorsque le risque d’avalanche est limité, c’est-à-dire un risque 1 ou 2 sur une échelle qui monte jusqu’à 5 (risque maximum). Des jalons délimiteront également le tracé de ces  pistes un peu particulières".

Jeu avec le relief naturel

En revanche, ces zones ne seront pas damées à l’aide d’une chenillette, de façon à garder intacte la poudreuse après une chute de neige. Par ailleurs, les obstacles naturels (arbres, corniches…) ne seront pas barrés à l’aide de filets ou de piquets, comme c’était encore le cas lorsque ces zones étaient des pistes noires traditionnelles. "Le but est de permettre aux skieurs de jouer avec le relief naturel", précise Jean-François Limbarinu. Un troisième espace sécurisé  – la "Zone C Chatter Paradise", située entre les pistes rouges de l’Aiguille et de Plan des Veaux – a été plus spécialement imaginé pour les amateurs de backountry, c’est-à-dire ceux et celles souhaitant mélanger freeride et freestyle en construisant leurs propres bosses au milieu d’un champ de poudreuse.

 

Au-delà du côté ludique, la création de ces nouveaux espaces a également vocation à responsabiliser les freeriders. "Nous allons installer des panneaux d’information au départ de chaque zone. Ils indiqueront que ces espaces sont réservés à des skieurs d’un bon niveau technique, et encourageront aussi la clientèle à se munir d’équipement approprié pour la pratique du freeride : casque, protection dorsale, arva (appareil de recherche des victimes d’avalanche), pelle, sonde…", détaille  Jean-François Limbarinu. A terme, peut-être dès l’hiver 2006-2007, un atelier d’entraînement à l’utilisation de l’arva pourrait d’ailleurs voir le jour. Il serait installé à proximité de ces zones.

Martin Léger

 

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