Ce mercredi 21 décembre, La Plagne souffle ses cinquante bougies avec un grand show son et lumière, suivi d’une distribution de chocolat et vin chaud. Coup d’envoi à 18 heures sur le front de neige de Plagne-Centre.

L’occasion de rappeler le chemin parcouru et de rendre hommages à ses promoteurs, parmi lesquels le docteur Borionne, maire d’Aime à l’époque, Michel Bezançon, l’architecte urbaniste ou encore Robert Legoux, le financier et promoteur, créateur de la SAP, Société d’aménagement de La Plagne. Une saga emblématique de la conquête de l’or blanc dans laquelle la France a toujours été aux avant-postes.
Ouverte au mois de décembre 1961 avec deux téléskis et quatre bâtiments, La Plagne fait aujourd’hui partie d’un des plus grands domaines skiables de la planète, Paradiski, fruit de sa liaison avec Les Arcs et Peisey-Vallandry en 2003. Géré par la Compagnie des Alpes, leader mondial de l’exploitation des domaines skiables, le domaine skiable comptabilise plus de 2,5 millions de journées skieur, ce qui place La Plagne en tête du top 10 des stations de ski tous pays confondus, en terme de chiffre d’affaires des remontées mécaniques (devant l’Autrichienne Skiwelt  Wilder Kaiser-Brixental et sa voisine des Arcs). Un leadership qu’elle détient depuis le milieu des années 70 et jamais ravi depuis !
En un demi-siècle, la station savoyarde a beaucoup grandi. Les quatre bâtiments du début ont été rejoints par une ribambelle d’immeubles et de chalets, répartis sur dix sites : six stations d’altitude (Plagne-Centre, Aime 2000, Plagne-Bellecôte, Belle -Plagne, Plagne 1800 et Plagne Soleil) et quatre villages (Champagny-en-Vanoise, Plagne -Montalbert, Montchagin-Les Coches), le tout formant un ensemble immobilier de loisir de 53 000 lits. De quoi répondre à différentes typologies de clientèles, françaises ou étrangères. "Toutes ces stations, différentes les unes des autres forment un ensemble où, si l’on est un peu attentif, on trouve ce que l’on cherche. Si l’on aime pas Aime-la-Plagne, ce que je comprends, on peut aller voir ailleurs. Le domaine skiable de La Plagne est extraordinaire par sa variété, son échelle, ses expositions et les équipements qui ont été réalisés. C’est d’abord cela qui motive les gens pour venir passer leurs vacances ici", expliquait en 2003, Michel Bezançon au journaliste Philipppe Revil, dans son livre Les Pionniers de l’or blanc*.

Aime 2000, le paquebot futuriste de Michel Bezançon, classé au patrimoine du XXe siècle
Aime 2000, le paquebot futuriste de Michel Bezançon, classé au patrimoine du XXe siècle

Cinquantenaire, La Plagne entend bien conforter sa place de numéro un mondial en continuant à investir sur le domaine skiable -près de 9 millions d’euros engagés cet hiver -, mais aussi dans son parc immobilier existant. Et notamment les bâtiments et communs les plus anciens, vieillissants. Un programme sur trois ans a ainsi été lancé par la commune de Mâcot et l’association des co-propriétaires et propriétaires de La Plagne pour réhabiliter les galeries marchandes et de liaisons de Plagne -Centre, par endroit particulièrement vétustes. Un lifting perceptible dès cet hiver. Pour encourager la rénovation des appartements par leurs propriétaires, un programme d’aides publiques, Plagne Renov, est aussi en cours. La Plagne est certes d’âge mûr mais toujours coquette !

La célébration de cet anniversaire s’accompagne de la publication d’un livre de photos issues de collections personnelles, d’un DVD retraçant l’histoire de la station par thème et d’une exposition itinérante sur le principe avant/après.

*Editions Glénat, 2003

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