La raquette à neige fait toujours recettes dans les stations françaises qui multiplient les itinéraires balisés. Elle est devenue l’outil idéal pour progresser dans des sentiers enneigés sans efforts ou pour partir à la découverte de sites patrimoniaux inaccessibles à pied. Elle s’est aussi affirmée comme une discipline sportive à part entière avec nombre de compétitions pour amateurs et pros. Depuis 3 ans, un circuit de coupe d’Europe, la Snowshoes european Cup, s’est même mis en place en France, en Italie et en Andorre. Une orientation qui contribue à rajeunir l’image de la raquette longtemps considérée comme un loisir réservé aux seniors. "Nous avons réalisé une étude de marché qui a montré que la majorité des pratiquants oscille entre 35 et 40 ans", souligne Donna Arvat, responsable marketing de TSL Equipement, numéro un mondial des fabricants dont le chiffre d’affaires a doublé en cinq ans. On pourrait aussi croire que la raquette attire majoritairement des non skieurs. Là encore, ce n’est pas le cas. Une enquête commandée par une association française de professionnels de la montagne témoigne que 75% des touristes hivernaux s’essayent à une autre activité que le ski pendant leur séjour. A cette occasion, ils plébiscitent la raquette. L’engouement pour celle qui eut jusqu’au début des années 80 qu’une vocation utilitaire, se vérifie sur l’ensemble de l’arc alpin même si la France est le pays européen où il s’écoule le plus grand nombre de raquettes par an, soit 110 000 paires l’an dernier à comparer aux 80 000 planches de snowboard et aux 70 000 paires de ski de fond vendues parallèlement.

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