C’est au Club Med de Peisey-Vallandry, entre La Plagne et Les Arcs, que France Montagnes et ses partenaires, ont présenté la 3e édition du Printemps du Ski. A travers cette opération réunissant une trentaine de stations et une dizaine d’opérateurs, c’est la fin de saison, en berne depuis plusieurs années, qu’ils ambitionnent de relancer. Les mots clés pour séduire les vacanciers : neige, ski, multiactivés, soleil, détente, plaisir, réductions tarifaires…

En raison d’un calendrier défavorable depuis 2009, les séjours en montagne sur la période des vacances de Pâques se sont effondrés. De 8%, la part annuelle du nombre des journées skieurs sur la période était tombée à 2% !
Encouragés par Henri Giscard d’Estaing, président du Club Med et Gilles Chabert, président du Syndicat national des Moniteurs du Ski Français, et grâce au retour d’un calendrier de Pâques plus favorable, les acteurs de la montagne, ont retroussé leurs manches. Ils ont ainsi créé en 2015, le Printemps du Ski, label autour duquel ils ont élaboré des produits touristiques spécifiques à cette période de l’année. Et cette créativité s’est révélée payante dès la saison 2, qui a vu le Club Med et de nouveaux partenaires se joindrent à l’opération, orchestrée par France Montagnes.

Henri Giscard d'Estaing, président du Club Med, convaincu du potentiel de la montagne au printemps

+60% de réservations par rapport à avril 2016

« L’an dernier, nous avons réussi à faire remonter la part des journées skieurs d’avril à 4% du total », se félicite Michel Giraudy, président de France Montagnes. Henri Giscard d’Estaing, invité d’honneur à la présentation à la presse du Printemps du ski 2017, indique que le Club Med a enregistré une augmentation de 20% des réservations en avril 2016, grâce à des offres dédiées. Un engouement pour la période qui s’amplifierait encore cette année. « Les réservations en avril prochain sont déjà en hausse de 60% par rapport à avril 2016 », indique Michel Giraudy. La 3e édition du Printemps du Ski se présente donc bien et ses animateurs espèrent qu’elle permette de porter la part du mois d’avril de 4 à 6% du nombre total des journées skieurs pour la saison 2017. Et cela pas seulement grâce au report de la clientèle de Noël.

Michel Giraudy, président de France Montagnes "les anciens savent qu'avril c'est là qu'on fait le meilleur ski !"

« Avec notre opération, nous recrutons vraiment une nouvelle clientèle », affirme Jean-Marc Silva, le directeur de France Montagnes. « Celle-ci est en demande d’une pratique plus douce de la glisse et d’une ambiance sur place plus festive. C’est pour cela que nous parlons de séjour à la montagne, plutôt que de séjour au ski, car à l’heure où la nature se réveille, il y a plein d’autres activités à pratiquer et à expérimenter, en plus du ski », explique le directeur de France Montagnes, qui avec ses partenaires, entend créer une nouvelle saison touristique.

Quelque 75 produits touristiques dédiés

« Nous avons une obligation de résultats par rapport aux pouvoirs publics, si nous voulons qu’à l’avenir le calendrier des vacances scolaires continue à être favorable à la filière », prévient Jean-Marc Silva, ravi que l’édition 2017 du Printemps du ski ait mobilisé actuellement 31 stations -29 alpines et pour la première fois, deux pyrénéennes- et neuf partenaires (le Club Med, le Syndicat National des moniteurs du Ski Français, Savoie Mont Blanc Tourisme, Domaines Skiables de France, la Région Auvergne Rhône-Alpes Tourisme, l’Association nationale des maires de stations de montagne ou encore Rossignol).

Ensemble, ils ont concoté plus de 70 offres produits labellisées Printemps du ski, valables à partir du 20 mars prochain. Elles sont à déjà en ligne sur le site Internet dédié (d’autres devraient encore s’ajouter) et se déclinent en fonction de trois axes : le ski family, le ski festif et le ski débutant. Au menu, du ski aux heures les plus propices à sa pratique, mais aussi découverte d’autres activités sportives, de la détente, des concerts, des animations à foison… Sans oublier, des conditions tarifaires très compétitives. Un argument de poids à l’heure des arbitrages budgétaires.
Sophie Chanaron
 
 

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