En parallèle à la vente aux particuliers, la coopérative laitière du Val d’Arly sert de plus en plus les professionnels des métiers de bouche, adeptes des circuits courts. Une diversification qui porte ses fruits. Ses fromages conquièrement régulièrement de nouvelles tables en Savoie Mont-Blanc. Le Bistrot de Julien à Notre-Dame-de-Bellecombe et La Calèche, à Chamonix, sont eux des clients de la première heure.

Lorsque Christelle Panquet, la responsable commerciale de la coopérative laitière du Val d’Arly à Flumet, a commencé à démarcher les professionnels de la restauration, il y a un peu plus d’un an, elle ne s’attendait pas à ce que les commandes décollent si vite ! La confirmation que l’offre du groupement de producteurs laitiers du Val d’Arly répond à l’intérêt croissant des restaurateurs pour les produits locaux et les circuits courts, déjà plébiscités par les consommateurs. « Nos clients sont très sensibles à la provenance des produits que nous leur servons et apprécient de voir par exemple, que le fromage qu’ils dégustent est fabriqué à deux pas d’ici, à partir du lait de vaches élevées dans les alpages qu’ils parcourent à ski ou à pied », témoigne Jean-Baptiste Deville, qui a repris le Bistrot de Julien, le BJ pour les intimes, un restaurant au pied des pistes de Mont-Rond, à Notre-Dame-de-Bellecombe.

L'équipe du BJ à Notre-Dame-de-Bellecombe ©DR

Cet ancien producteur de champagne, revenu sur les terres de ses grands-parents, sert une cuisine de terroir généreuse et goûteuse. L’un des plats à la carte qui rencontre le plus de succès est à base de fondant d’Arly, l’un des fleurons de la coopérative. Le BJ le sert chaud avec une salade et de la charcuterie. « Nous connaissions bien les fromages de la coop de Flumet pour en être des clients à titre personnel », explique-t-il. Alors, lorsque la coop a décidé d’approvisionner aussi les professionnels, Jean-Baptiste Deville n’a pas hésité a en faire l’un de ses fournisseurs de fromages attitrés.

Plus d’une centaine de reblochons par semaine

David Cauchereau, le chef de La Calèche, à Chamonix, fait lui aussi parti des clients fidèles de la première heure. Véritable institution chamoniarde, ce restaurant de 300 couverts passe plus d’une centaine de reblochons par semaine ! « J’ai été conquis par la qualité des reblochons laitiers de la coopérative, très goûteux, et par la constance de cette qualité, commande après commande », indique le chef chamoniard, qui comme son homologue du Bistrot de Julien, mesure combien l’étiquette produit local plait aux clients.

David Cochereau, le chef de La Calèche, 300 couvertes par jour en pleine saison !©La Calèche-Chamonix-Mont-Blanc

Encouragé par le propriétaire de La Calèche, Alain Fait, originaire d’Ugine, porte d’entrée du Val d’Arly, David Cochereau commande désormais tous ses reblochons à la coop, qui assure en plus la livraison. Un service qui est un atout majeur auprès des restaurateurs, qui gagnent ainsi du temps. Et s’ils ont des besoins en plus, ils peuvent se dépanner auprès des magasins de la coop. Ce que fait régulièrement David Cochereau avec celui de Chamonix.

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