Accueillant en moyenne 1300 personnes par jour, le refuge du lac Blanc, sur le secteur des Aiguilles Rouges, est l’un des plus fréquentés de la vallée de Chamonix. Depuis cet été, cet hébergement d’altitude d’une quarantaine de places, particulièrement apprécié des randonneurs effectuant le tour du Mont-Blanc, est alimenté par une pico-centrale hydroélectrique de 6 kw, reliée au torrent du lac blanc.

Jusqu’à l’an dernier, son alimentation électrique était fournie par une groupe électrogène et une installation photovoltaïque sous-dimensionnée. A la clé, 2500 litres de fioul économisés et beaucoup de CO2 qui ne sera plus rejeté dans l’atmosphère.

Cet aménagement vert s’inscrit dans les engagements du Plan Climat Energie Territorial (PCET) de la Vallée de Chamonix entré en application en 2011, et qui place la valorisation du potentiel hydroélectrique de la vallée parmi ses orientations prioritaires, comme l’a rappelé Eric Fournier,  le maire de Chamonix, lors de l’inauguration de cette mini-centrale hydroélectrique autonome. Le coût de son installation, qui intègre aussi la démolition de l’ancien refuge, s’élève à 200 000€. Un financement assuré à hauteur de 30% par la ville de Chamonix-Mont-Blanc, ainsi que par l’Etat (19%), la Région Rhônes-Alpes (26%), ERDF (20%), et avec le soutien d’un partenaire privé britannique, Ticoas -Beyond Carbon (5%), regroupement de voyagistes d’Outre-Manche opérant dans la vallée.
ERDF Direction Régionale Alpes, qui couvre les trois départements nord-alpins,y  exploite 60 installations non raccordées au réseau recourant aux énergies renouvelables. Parmi elles, 8 pico-centrales dont celle du refuge du lac blanc.

photo ©Mairie de Chamonix : Elus et acteurs de l’opération lors de l’inauguration de la pico-centrale du lac blanc

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