En changeant de fournisseur d’électricité, Serre-Chevalier privilégie désormais une électricité issue à 25% de sources d’énergies renouvelables pour alimenter ses remontées mécaniques ou encore produire de la neige de culture. Pour la Société des Trois Vallées, c’est 100% de l’énergie de son nouveau fournisseur qui est dite verte. D’autres opérateurs devraient leur emboîter le pas.
La loi autorisant désormais les entreprises françaises à s’approvisionner en électricité auprès du producteur de leur choix, un nombre croissant d’entreprises fait le choix de confier une partie de son alimentation énergétique à d’autres producteurs qu’EDF. C’est le cas de la station de Serre-Chevalier et de la Société des Trois Vallées qui gère le domaine skiable de Méribel-Mottaret, Courchevel et La Tania. Ces deux entités ont choisi respectivement Electrabel, filiale du groupe Suez et GEG, Gaz Electricité de Grenoble pour leur fournir tout ou partie de leur électricité avec un souci commun : promouvoir de sources d’énergie renouvelables. 

Serre-Chevalier a ainsi souscrit le contrat fourniture AlpEnergie 25 d’Electrabel, lui garantissant 25% d’électricité issue de sources d’énergies renouvelables comme l’énergie éolienne, l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie solaire thermique ou encore l’énergie hydroélectrique. Cette électricité "verte" devrait servir au fonctionnement des remontées mécaniques, à la production de la neige de culture et à l’alimentation de ses bâtiments administratifs.
La S3V a sélectionné GEG pour sa compétitivité en terme de prix et parce que le contrat Ecoalp+ garantit une énergie à 100% d’origine renouvelable, grâce son réseau de microcentrales hydrauliques implantées dans les Alpes.
Les deux opérateurs des sports d’hiver font incontestablement figure de précurseurs puisque aucune réglementation n’oblige pour l’instant les entreprises à utiliser des sources d’énergie renouvelables. L’objectif français est en effet de porter la part de consommation d’électricité satisfaite par les énergies renouvelables de 15% à 21% du total national à l’horizon 2010.