Retrouvée en plein Morzine sur le parapet d’un pont, le 5 juin dernier, une femelle gypaète barbu a été relâchée dans la réserve naturelle de Passy, non sans avoir avant subi un check-up complet au Tichodrome, centre de soins de la faune sauvage basé en Isère. L’oiseau, qui affectionne les falaises abruptes et les airs, s’est révélé en pleine forme !
Asters, animateur du plan national d’actions (PNA) en faveur du plus grand vautour européen dans les Alpes françaises, le Tichodrome et la DREAL Aquitaine coordinatrice du PNA, ne s’expliquent pas vraiment comment elle s’est retrouvée dans cette situation. Cette femelle adulte, répondant au nom de Véronika, n’est pas une inconnue ! Elle a été relâchée en Suisse en 1999, et était jusque-là en couple depuis 2006 avec un congénère, sur le secteur de Sixt-Fer-à-Cheval. Le couple s’est reproduit avec succès entre 2009 et 2015, en donnant un jeune à l’envol chaque année, soit sept au total.
Ces deux dernières années, la reproduction s’est soldée par un échec. Monsieur l’a t’il chassée du nid pour retrouver une compagne plus fertile ? Hypothèse bien trop humaine !


Les scientifiques évoquent plutôt les mauvaises conditions météorologiques durant le weekend de la Pentecôte ou l’ingestion d’un cadavre euthanasié.
Quoi qu’il en soit, Véronika a été équipée d’un GPS, en collaboration avec la Fondation pour la Conservation des Vautours, afin de suivre ses déplacements. A Passy, un coeur est à prendre !
Rappelons que le gypaète barbu est l’une des espèces les plus menacées en Europe et bénéficie à ce titre d’un plan national d’actions, animé par Asters, dans les Alpes françaises. Tout l’été, plusieurs animations autour de l’espèce sont organisées en Haute-Savoie pour les 30 ans de sa réintroduction en France et les 20 ans de la première naissance en nature dans les Alpes, en Haute-Savoie, les deux fois.