L’opérateur immobilier Terrésens a reçu la certification Iso 14 001qui vient consacrer une démarche engagée il y a plus d’un an et qui concerne autant son fonctionnement interne que les projets immobiliers qu’il développe, notamment en montagne. Des précisions avec Géraud Cornillon, son fondateur, et Maxime Meyer, ingénieur environnement au sein de la société Idéal, filiale qui contrôle et garantit la démarche verte du groupe lyonnais.

actumontagne.com : Tout d’abord, présentez-nous le groupe Terrésens ?
Géraud Cornillon : Créé en 2008, Terreésens est un concepteur d’immobilier durable et responsable, né de la crise. Ni promoteur immobilier, ni gestionnaire d’immobilier, Terreésens est en quelque sorte un ensemblier de l’immobilier de loisir géré. En montagne, j’ai voulu sortir du modèle économique qui prévalait et qui ne se préoccupait pas de la gestion des résidences de tourisme une fois celle-ci construites -d’où de nombreuses faillites-, ni de leurs impacts sur l’environnement. En montagne, Terrésens s’est associé avec le groupe MMV, 2e opérateur hôtelier dans les Alpes françaises, qui partage nos valeurs et est reconnu comme un gestionnaire sérieux, garant du bon paiement des loyers des résidences que nous concevons. C’est ensemble que nous choisissons le promoteur qui construira la résidence en s’adaptant à notre cahier des charges. Terrésens a inversé le processus classique de la réalisation de résidence avec services.

actumontagne.com : Combien de résidences de tourisme avez-vous à votre actif en montagne à ce jour ?
G.C.
: Trois résidences accueilleront leurs premiers occupants cet hiver, à Sainte-Foy-Tarentaise pour une première tranche, co-gérée avec MMV,  ainsi qu’à Belle-Plagne et à Vars. Trois autres verront le jour à La Rosière, à Valmorel et à Flaine pour l’hiver 2013/2014.

actumontagne.com : Concevoir et développer des programmes immobiliers verts, ça veut dire quoi ?
G.C.
: C’est adopter un comportement responsable vis-à-vis de l’environnement en intégrant dès le départ des techniques d’éco-construction et d’éco-aménagement. Il s’agit notamment de voir comment les futures résidences vont s’intégrer dans leur environnement, puis d’avoir une réflexion architecturale donnant priorité à l’espace, aux grandes étendues, plutôt qu’à la densification et au cloisonnement.

actumontagne.com : Construire vert et exploiter de façon écologique des résidences de tourisme en montagne, cela se traduit comment concrètement ?
Maxime Meyer
: Nous avons mis en place un outil interne, la cotation écologique, qui permet de garantir la réalité écologique des résidences, qui pourront ensuite prétendre aux labels écologiques indépendants, notamment l’éco-label européen, très reconnu à l’étranger. Ce label passe au crible pas moins de 37 points obligatoires. Construire vert, c’est d’abord évaluer les impacts d’un projet immobilier sur le site où il va prendre place et trouver le bon équilibre entre l’environnement et les activités humaines. Ensuite, le bâtiment doit opter pour une orientation bioclimatique afin d’être le moins énergivore possible. Les matériaux employés doivent bien sûr être renouvelables, comme le bois, la pierre ou les briques ; les matériaux isolants naturels comme la laine de bois, la ouate de cellulose ou les minéraux, sont privilégiés. Idem pour les peintures bio ou les colles sans solvants. La résidence doit aussi recourir aux énergies renouvelables pour l’éclairage et chauffage.


actumontagne.com : Et du côté de l’exploitation d’une résidence, que préconisez-vous pour que celle-ci soit la moins impactante pour l’environnement ?
Maxime Meyer
: La réutilisation des eaux de pluies, l’arrêt automatique de la climatisation et du chauffage lorsqu’une personne ouvre une fenêtre ou encore l’installation d’ampoules basse consommation. Sur une construction de 6000 m², les économies d’électricité sont de facto énormes ! Les robinets d’eau sont aussi équipés de mousseurs ce qui permet d’économiser des litres d’eau chaque année.

actumontagne.com : L’immobilier durable, est-ce rentable pour les investisseurs ?
G.C.
: Terrésens apporte la preuve que l’immobilier durable est rentable. Pour les investisseurs, le rendement garanti est d’environ 4%. Notre démarche innovante et notre engagement écologique, consacrée par la certification Iso 14 001, nous a permis de remporter de nombreux appels d’offres sur le territoire, et en montagne en particulier où nous sommes cet hiver un opérateur majeur.

actumontagne.com : Un mot sur les Défis de Terrésens dont la première édition s’est choisie l’aventurier et réalisateur Nicolas Vanier, comme ambassadeur…
G.C.
: Il s’agit de permettre à une personne de réaliser son rêve dans lequel l’engagement, le dépassement de soi et la recherche de performance sont compatibles avec des critères écologiques, financiers, éducatifs mais aussi sécuritaires. Terrésensen va parrainer trois défis, celui d’un sportif, d’un aventurier professionnel ou d’une personnalité médiatique, en l’occurrence en 2012, le navigateur Yvan Bourgnon qui va tenter de franchir le Cap Horn en catamaran de sport, et deux défis du grand public, (particulier ou association) à qui Terrésens apportera un soutien financier de l’ordre de 50 000€, sous forme de prestations (conseil, logistique, affrètement) et numéraire. Les candidats amateurs ont jusqu’au 15 février pour envoyer leur candidature au site dédié www.defiterresens.com avant que le jury délibère le 31 mars 2012.

Propos recueillis par Sophie Chanaron

Photos : La résidence club MMV by Terrésens qui ouvre en décembre prochain à Sainte-Foy-Tarentaise, l’Etoile des cimes-La Chapelle, équipée d’un spa développé en partenariat avec la marque cosmétique Payot, d’une piscine intérieure ou encore d’un mini-club enfants.