Dix bornes sonores jalonnent désormais le sentier de découverte des Dioux à Saint-Hilaire-du-Touvet en Chartreuse. Ils racontent l’histoire, le paysage et l’épopée des hommes volants. Un complément en pleine nature du Laboratoire d’Icare, dans la gare d’arrivée du funiculaire.

Depuis le printemps dernier, le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet a repris ses va-et-vient, après sa traditionnelle trève hivernale. Attraction à lui tout seul, ce nonagénaire qui figure parmi funiculaire les plus raides au monde -avec une pente à 83% par endroits -, est aussi un formidable tremplin vers la montagne. En 20 minutes, il relie la vallée du Grésivaudan (Montfort, commune de Crolles) au Plateau des Petites Roches, quelque 800 mètres plus haut, dans le verdoyant massif de la Chartreuse. Un haut-lieu du parapente mondial et des activités de plein air. A bord du funiculaire, les passagers ont tout le loisir d’admirer le paysage, mais ils peuvent aussi en savoir un peu plus sur les points remarquables du parcours, grâce à la sonorisation des cabines depuis l’été 2012. Cette année, ses passagers vont pouvoir découvrir le tout nouveau sentier pédagogique des Dioux. « Nous avons installé dix bornes sonores le long de ce sentier très facile d’environ 2 kilomètres, accessible en poussettes et aux personnes à mobilité réduite », explique Christophe Martinet, le directeur de la régie du funiculaire, maître d’ouvrage de cet aménagement touristique, co-financé par le Parc régional de la Chartreuse, la communauté de communes du Grésivaudan et le Conseil général de l’Isère. « Ces paroliers évoquent l’environnement immédiat qui les entoure. Le premier, à la gare d’arrivée du funiculaire, raconte l’histoire de la construction de ce moyen de transport par câble. Celui qui est installé près de l’aire nord d’envol des parapentes parle bien évidemment de la Coupe Icare. Un autre aborde l’hydrologie du massif », détaille encore Christophe Martinet. Pour que les bornes fonctionnent, il faut les alimenter avec une petite batterie, que les promeneurs se font remettre en gare haute. Les promeneurs qui n’ont pas de batterie,  pourront lire un flashcode avec leur smartphone sur lequel défilent les textes. Un dispositif idéal aussi pour les malentendants. « Ce sont les bons côtés des nouvelles technologies ! ».

 La table d’orientation du Bec Margain rénovée

Autre attraction du Plateau des Petites Roches, la table d’orientation du Bec Margain. A 25 mn de la gare d’arrivée du funiculaire, elle est un but de promenade appréciée. Vandalisée en 2011, elle a été restaurée cet été pour le plus grand plaisir des randonneurs qui peuvent contempler, depuis son emplacement, 300 kms d’horizon alpin, s’étirant du mont Aiguille au mont Blanc. C’est le Touring Club de France qui l’avait installée en 1924, considérant l’endroit où elle a été érigé comme l’un des points de vue les plus remarquables des Alpes. Après plusieurs mois de recherche, Christophe Martinet a retrouvé les aquarelles d’époque aux archives de Fontainebleau, ainsi que le concepteur de la table historique en lave émaillée, l’Atelier Saint-Martin en Auvergne.

© Christophe Martinet